Namur

Il y a un mois, le ministre Carlo Di Antonio annonçait que "la Wallonie, la Flandre et la Région de Bruxelles-Capitale vont investir ensemble plus de 340.000 euros dans une technologie de pointe pour détecter la fraude au filtre à particules ainsi que les filtres défectueux. Concrètement, il sera procédé à l’achat d’appareils les plus récents et les plus précis à ce jour permettant de mesurer le nombre et la masse des particules. Cet investissement a un rôle de premier plan dans la lutte contre la fraude au filtre à particules mais également dans l’amélioration de la qualité de l’air en Wallonie."

Greenpeace souhaite que les pouvoirs locaux s’emparent du problème. L’ONG vient de démarrer une opération ambitieuse dans 6 villes wallonnes, y compris Namur. "De mi-août à mi-septembre, nous allons mener une campagne de mesure de la qualité de l’air. Les résultats seront communiqués début octobre et pourraient démontrer comment la qualité de l’air est systématiquement sous-estimée en Wallonie. Nous espérons ainsi informer les citoyens et faire réagir les autorités wallonnes quant à l’urgence du problème."

Parmi les 74 citoyens volontaires pour installer à leur fenêtre un dispositif de mesure de la qualité de l’air dans le centre-ville, on compte Carolina. "Je suis namuroise, une citoyenne qui essaye d’être active, je suis aussi maman, j’ai deux enfants. Pour moi, c’est donc un enjeu de santé très important et je souhaite pouvoir en savoir plus afin de protéger mes enfants aussi", dit celle qui n’a aucun a priori sur les résultats. "J’espère qu’à Namur, on est assez bien protégés, mais je n’en ai aucune idée, donc ici, ce sont des informations qui pourront nous ouvrir les yeux", dit-elle à RTL Info.

Des stations de mesures sont déjà installées en Wallonie, mais pas toujours en centre-ville. Même si, à Namur, on mesure la qualité de l’air rue de l’Ange notamment. "Dans les grandes villes, il y a des problèmes à cause du dioxyde d’azote. C’est directement lié aux voitures diesel qui parcourent nos rues. On sait que cela a un impact très néfaste sur la santé", rappelle Elodie Mertz, experte qualité de l’air et mobilité pour Greenpeace

M.V.