Namur L’hôpital de jour pédopsychiatrique Psysalide a sa propre école, dédiée aux 6-18 ans

Ils étaient une quinzaine à rentrer ce lundi matin à l’école Escale, rue de Bricgniot, sur le site du Beau Vallon. Il s’agissait de la troisième rentrée pour cette structure. Les enfants qui la fréquentent sont concernés par des pathologies comme l’autisme, la phobie scolaire, la dépression, la psychose ou ont été victimes de harcèlement.

"Nous leur proposons un lieu pour faire Escale et se poser. ", explique Inès Pirard, coordinatrice pédagogique.

"La plupart des jeunes qui sont rentrés ce matin, 9 en primaire et 6 en secondaire, ont passé l’été ici, sur le site de Psysalide", confie Christine Ghierche, infirmière responsable de Psysalide. À l’école Escale, qui compte 10 professeurs en secondaire et 3 en fondamental, tout se fait en petits groupes afin d’être plus proche du jeune, et de son parcours. Afin de permettre la concentration, les plages de travail se mélangent à divers ateliers. "Nous sommes centrés sur l’élève et on construit le programme autour de lui, il est au centre, il y a une réelle souplesse et un travail d’équipe qui s’installe", ajoute Claire Van Daele, pédopsyhiatre. "Les jeunes sont répartis en différents groupes d’âges, mais aussi en fonction de leur niveau. La discussion et les règles sociales jouent un grand rôle chez nous."

Le travail de L’École Escale a pour but de réaccrocher ou de réorienter le jeune au niveau scolaire. Ainsi, le nombre d’élèves peut varier tout au long de l’année, en fonction de l’évolution des différents élèves : certains regagnent leur école d’origine ou y passent davantage de temps, en alternance.

"Ce matin, certains enfants de la section primaire étaient vraiment très fiers de nous montrer leur nouveau cartable", explique Baija M’Barka, infirmière éducatrice. "Ils ont été accueillis comme dans une école normale, pour la rentrée, pleins d’énergie pour ce projet et impatients. Pour ceux du secondaire, il y avait moins de changement, la rentrée est dans la continuité de leur accompagnement."

JVE