Namur A Cannes, Benoît Gersdorff cherche des investisseurs pour son projet sur la Meuse.

Benoît Gersdorff, le patron entre autres du restaurant La Plage d’Amée et de l’hôtel Le Nest à Namur, a très envie d’ouvrir le premier hôtel flottant d’Europe avec des chambres individuelles.

Il compte également rénover son restaurant, en le reconstruisant à l’identique mais en y ajoutant un étage et six logements destinés aux travailleurs qu’il forme dans son établissement ainsi qu’une serre pédagogique.

Coût total du projet de 2.000 mètres carrés : 6 millions d’euros, dont 1,2 million pour les 12 chambres individuelles aménagées à partir de coques de catamarans en Ukraine.

Outre ces chambres et un restaurant gastronomique, l’ensemble compterait un bar sur le toit avec vue inégalable sur la Meuse, un café urbain, un petit centre de convention, une plage pour l’été et un laboratoire de recherche sur la production alternative de nourriture.

Car le projet d’O , comme il est baptisé pour l’instant, compte embrasser un modèle durable et être autosuffisant, de manière à ce que les produits locaux alimentent les différents restaurants. Cette semaine, Benoît Gersdorff espère convaincre des investisseurs en marge du MIPIM, le salon des professionnels de l’immobilier qui s’est ouvert ce mardi à Cannes.

"C’est un projet qui comporte également un aspect éducatif, avec notamment une serre pédagogique destinée tant aux écoles qu’aux particuliers, et un aspect social", explique Benoît Gersdorff.

Depuis début 2016 , le chef namurois forme en effet, au sein de son restaurant, des gens en décrochage. "Nous passons des annonces au Forem, nous rencontrons les candidats, nous les formons et les engageons. Depuis le début de l’année passée, nous avons ainsi engagé cinq personnes qui n’avaient aucune formation en restauration. L’objectif du projet, c’est aussi, à terme, de leur proposer un logement jusqu’à ce qu’elles décrochent un CDI", précise-t-il. "C’est une sorte de cercle vertueux où les gens ont besoin de l’entreprise qui elle-même sait qu’elle a besoin de ses travailleurs pour faire des bénéfices. C’est l’avenir".