Namur

Le bourgmestre de Namur soutient "Oma" alias Mamy Bailli à Gemboux


Dans la famille Prévot, Maxime n’est pas le seul candidat. La maman de son épouse, Marie-Claire Ringlet, se présente pour la première fois sur la liste du Bailli à Gembloux. Elle a 70 ans et du tonus à revendre. Si la nouvelle se sait à Gembloux, elle n’était pas connue à Namur.

Pourquoi avoir caché cette double candidature ?

Maxime Prévot : "On n’en a jamais fait de mystère, mais on n’a pas médiatisé la chose. Oma (le surnom de Marie-Claire) ne nous l’a pas annoncé non plus. Je l’ai appris incidemment et c’est moi qui ai dû annoncer la nouvelle à mon épouse Nathalie !"

Marie-Claire Ringlet : "Je n’aime pas me mettre en avant. Avant, c’est moi qui distribuais les tracts électoraux de Maxime dans les boîtes aux lettres. Aujourd’hui, il a fait une lettre pour me recommander auprès de ses contacts. par contre, je n’ai plus le temps de l’aider dans sa campagne."

On peut en déduire que ce n’est pas votre beau-fils qui vous a amenée à la politique ?

MP : "Indirectement, elle m’a accompagnée et soutenue dans les campagnes depuis le début et je pense qu’elle y a pris goût."

M-C R : "Je n’aurais jamais imaginé figurer sur une liste. Mais j’ai rejoint les Femmes CDH, ce que je trouve très enrichissant. Et j’ai fait la connaissance de Benoît Dispa, dont j’admire les qualités humaines. J’ai eu envie de le soutenir donc j’ai accepté quand il m’a proposé la 25e place sur sa liste."

Quelles sont vos ambitions ?

M-C R : "Je n’en ai aucune. J’ai d’ailleurs commencé par refuser d’être candidate vu mon âge. On m’appelle d’ailleurs mamy Bailli ! Maintenant, si je peux venir en aide aux personnes âgées un peu perdues, ou aux jeunes qui sont en perte de repères…"

MP : "Oma a 70 ans et ne cherche pas une nouvelle carrière. Mais elle est passionnée, généreuse et elle va au fond des choses. Je sais qu’elle a beaucoup discuté avec notre doyenne namuroise Rita Rotenberg qui est conseillère CPAS. J’ai moi-même commencé là-bas. C’est le genre d’endroit où je la verrais faire un boulot formidable."

Vous parlez beaucoup politique ensemble ?

MP : "Non, on n’est pas du genre à refaire le monde : quand on se voit, c’est en famille et c’est un cercle que je tiens à l’écart de la politique même si je suis aussi fier de ma femme que de nos enfants. Dernièrement, on échange un peu sur la campagne, c’est tout."

M-C R : "On se voit finalement assez peu. Maxime travaille énormément. Souvent, on ne se croise même pas quand je m’occupe des enfants car c’est ma fille qui rentre généralement la première. Je serais chagrinée s’il ne devait pas être à nouveau bourgmestre car il a encore beaucoup de choses à accomplir à Namur."

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