Namur La promenade du bord de Meuse n’est bénéfique que pour l’Horeca, à ce stade

Un mois et demi après l’inauguration de la Croisette, alors que la saison touristique a déjà bien débuté, l’heure est au premier bilan avec les commerçants du centre-ville.

"On n’a pas beaucoup de recul pour voir les répercussions directes mais selon les premiers éléments, pour le commerce de détail : c’est nul !", confie le président de l’association DCCV (Dinant commerce centre-ville), Najib Barouni.

Des premières discussions qui ont déjà pu avoir lieu, seuls les commerçants du secteur Horeca qui ont résisté jusqu’à présent s’en sortent plus ou moins. "Ils n’ont pas doublé leur chiffre d’affaires non plus mais c’est correct. Pour la rue parallèle à la Croisette et les commerces de détail qui s’y trouvent, rien n’a changé. Pour mon magasin par exemple, la situation est la même qu’avant. On s’attendait à bien mieux comme répercussions."

Le président de la DCCV sait que pour que le commerce reprenne, il est nécessaire que des investisseurs se manifestent. "Les clients en ont eu marre, ont simplement pris de nouvelles habitudes et ne viennent plus." Et ce ne sont pas les différents événements organisés pour amener du monde en ville qui changent la donne. "Lors de la parade RTL, le centre-ville était rempli. On a ouvert jusque 20 h spécialement pour ça. Lorsque le dernier char est passé, tout le monde est parti. Une heure après, Dinant était complètement déserte. Alors oui, cet événement, comme bien d’autres, est beau et amène des gens, mais pas des clients pour le commerce de détail."

Une réalité dont l’échevin du Commerce Christophe Tumerelle est bien conscient. "Incontestablement, il y a un boum au niveau de l’Horeca mais les commerces de détail sont toujours en difficulté. Peut-être un peu plus à Dinant qu’ailleurs mais, d’une manière générale, ce secteur est compliqué partout."

Selon lui, les gérants doivent s’adapter et profiter des moments clés tandis que la Ville doit encore travailler son attractivité. "Dinant est une ville touristique et c’est de ça qu’il faut profiter. Ces magasins doivent être ouverts tous les week-ends, dimanche compris. Mais aussi les midis et en fin de journée pour profiter des pauses des autres travailleurs."

S.M.