Namur Comme pas mal de Jambois, l’échevin Arnaud Gavroy trouve que le cortège folklorique a perdu en panache et veut lui rendre un nouveau souffle

"Pas terrible du tout, les groupes du corso. Le public jambois vaut et attend beaucoup mieux que cette parade de troisième zone avec des groupes qui n’ont aucune attache locale et aucune magie. Cela doit changer pour que le corso retrouve sa raison d’être. Respect du public et des traditions !" C’est ainsi que l’échevin de la citadelle Arnaud Gavroy s’est exprimé sur les réseaux sociaux à propos du dernier corso de Jambes, événement du lundi de Pentecôte très critiqué par les spectateurs cette année par ailleurs.

Il y avait pas mal de monde le long du parcours. "Mais on sait que dès qu’on ferme l’avenue Materne et qu’on organise un événement, on attire du monde à Jambes. Ça ne veut pas dire que les spectateurs étaient ravis de ce qu’est devenue cette tradition folklorique où l’on voit davantage de groupes hollandais que namurois ou wallons. Devant la tribune d’honneur, ça allait, il y avait sans cesse quelque chose. Mais sur le parcours, il y avait pas mal de trous dans le cortège. Ça fait mal au cœur des vieux Jambois qui ont eu l’habitude d’autre chose", nous explique encore l’échevin, lorsque nous le contactons.

Pour lui, la corso de Jambes n’a fait que perdre de sa superbe depuis qu’on a supprimé la miss et le lancer de fleurs en 2015. On a parlé de leur retour, mais la miss comme les fleurs étaient absentes pour la 98e édition lundi.

"Je l’ai toujours pensé et toujours dit. Et cette année, j’ai entendu le public se plaindre. Je ne vise aucune échevine en particulier. Mais si on ne fait pas attention, le corso va encore réduire en ambition et en spectacle et ne sera plus que l’ombre de ce qu’il a été", poursuit Arnaud Gavroy.

Pour lui, il s’agit d’un des enjeux de la législature prochaine : assurer un avenir aux grandes manifestations culturelles de Namur. "On l’a vu avec Namur en mai, on le voit avec les Fêtes de Wallonie : pour proposer des événements de qualité, il faut du budget. Alors il faut réfléchir à comment donner les moyens : augmenter la dotation communale, travailler sur les partenariats… Mais il ne faut pas laisser s’éteindre des fleurons pareils", plaide celui qui pousse la liste Ecolo à la Ville à 5 mois des élections.

Magali Veronesi