Namur Les trois élus ont voulu jurer fidélité au peuple belge avant le Roi, la Constitution et les lois.

Affluence inhabituelle ce lundi soir au conseil communal de Namur qui voyait les élections validées et les élus prêter serment notamment. Les sièges habituellement prévus étaient presque doublés et ne suffisaient pas à accueillir les élus sortants, les familles des élus prêtant serment et les citoyens namurois intéressés de voir leurs représentants locaux pour 6 ans. Le bourgmestre Maxime Prévot était de charmante humeur et a mené les prestations de manière enjouée, plaisantant sur la blessure au pied de Cécile Crèvecoeur, "toutes roues devant" , au nom de Philippe Noël "en cette période de fêtes" . Il a dû rappeler aux élus PTB que le serment n’était pas "je jure fidélité au peuple belge" , mais "je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge ".


Après avoir fait voter le pacte de majorité tripartite (CDH/Ecolo/MR) contre opposition PTB et abstention du groupe Défi et de la conseillère indépendante, procédé à tous les points de cette assemblée, il a lu sa déclaration de politique communale dont nous vous livrons un extrait.

"Il y a des messages clairs qui ont été diffusés, partagés, débattus et finalement entendus. Je pense à la question de la gouvernance, que nombre de citoyens souhaiteraient plus participative. Je pense à la question de la transition écologique, qui conscientise sans cesse plus les citoyens et nous impose de penser nos décisions avec d’autres prismes. L’électeur a été clair à ce sujet. Je pense encore à la question du développement de notre cœur de ville, de ses commerces, de ses contraintes de mobilité. Je pense enfin à la question du logement, et singulièrement du logement pour tous, à une époque où cela devient compliqué et souvent trop coûteux de se loger et vivre à Namur. Plus globalement, c’est toute la question de la lutte contre cette précarité qui gagne du terrain partout en Europe et même à Namur, qui est posée avec plus d’intensité qu’auparavant, et plus d’exigence de réponse de terrain probante.

Nous entendons bien entendu répondre à ces questions de fond par des actes et des décisions qui permettront, dans six ans, de mesurer les progrès réalisés en faveur des Namurois."