Namur Les abandons d’animaux sont en hausse. Plus que les autres années

Chaque été, le nombre d’abandons d’animaux est en hausse. 2018 n’échappe pas à la règle et le phénomène s’est même intensifié. Cette tendance a été constatée à la Croix-Bleue de Floriffoux mais également au refuge animalier Sans famille à Sorinne.

"Depuis Pâques, les abandons sont en hausse. Mais depuis le mois de juin, ceux-ci sont beaucoup plus importants. Il y en a plus que les autres années", explique la présidente Frédérique Smits. Si bien que ce refuge qui accueillait une septantaine de chiens il y a quelques semaines affiche aujourd’hui complet. "On frôle la centaine de chiens et la trentaine de chats dans nos six enclos intérieurs et nos six enclos extérieurs. On reçoit au moins dix coups de téléphone par jour pour des abandons mais on ne peut plus en accepter", poursuit Frédérique Smits.

Les causes d’abandon restent similaires à celles des autres années : divorce, déménagement dans un appartement ou placement de personnes âgées dans un home. La nouvelle législation wallonne du 1er juin 2017 en vigueur qui interdit de publier des petites annonces d’animaux n’importe où ne facilite quant à elle pas les choses. "Avant, les gens pouvaient mettre des petites annonces sur les réseaux sociaux ou autre mais c’est désormais interdit."

Outre ces abandons volontaires "justifiés", le refuge Sans famille doit également faire face à de nombreux chiens en divagation. "E n ce moment, on est à deux par semaine. Mais parfois, ça tourne à deux par jour. Et pratiquement aucun n’est pucé. Du coup, impossible de retrouver le propriétaire."

Plus interpellant encore , des propriétaires qui n’hésitent pas a abandonner clandestinement leurs animaux. Il y a quelques jours, un chiot a été retrouvé mort à la centrale électrique de Gemechenne (Dinant). "Je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec ce chiot mais il saignait des oreilles et de la gueule." Il n’est par ailleurs pas rare que des chats soient retrouvés dans des caisses déposées sur des sites moins fréquentés comme sur le parking du château de Crèvecœur.

Afin de pouvoir accueillir davantage d’animaux, le refuge cherche de nouveaux propriétaires. "Pour un chat pucé et stérilisé, on est à 150 € et 100 € pour un chaton à faire opérer à l’âge de six mois. Pour un chien et un chiot, on est à 250 € et 200 €", conclut Frédérique Smits.

S.M