Namur Ce jeudi soir, le conseiller PS et son groupe ne manqueront pas d’interpeller le collège lorsqu’il s’agira de voter les 3 points à ce sujet

Ce jeudi soir, trois points concernant le téléphérique sont à l’ordre du jour du conseil communal de Namur. Le point principal à adopter étant au numéro 8 : transport par câble aérien/concession de travaux publics - contrat de concession/approbation.

Il y a 15 jours , les conseillers ont été réunis pour une présentation du projet avec une belle brochette d’experts, dans le but de donner les informations nécessaires sur le téléphérique et de diminuer tant les craintes des Namurois que les critiques des opposants. Cela n’empêche pas le groupe PS de rester contre ce projet. En particulier José Damilot, qui aime démonter les chiffres fournis par la majorité.

"Rappelons que, sur les critères du cahier des charges, l’offre retenue n’a obtenu que 38,25 points sur 100. Elle a beau avoir été négociée depuis, ça reste une cote d’exclusion pour tout qui présenterait un examen", insiste le conseiller communal qui affirme que la Ville enjolive les chiffres.

"Lorsqu’il est question de recettes, le collège indexe les chiffres en matière de rentrées dans les plans quinquennaux. Ici, la dépense du téléphérique est maintenue à 600.000€ par an. Or, on sait que le contrat prévoit que cette enveloppe soit indexée."

Donc, quand le bourgmestre répète que le téléphérique ne coûtera "que" 600.000€ aux Namurois pendant 30 ans, il n’est pas assez franc, selon José Damilot.

"Dans 10 ans, les 600.000€ seront devenus 700.000€. Dans 20 ans, on sera passés à 800.000€. Donc Maxime Prévot a beau se féliciter que deux années sur 30 ne seront pas à payer par la Ville puisque la période court depuis juin dernier, le téléphérique coûtera bien plus cher que 18 millions à Namur. Alors que l’opérateur, lui, n’investit que le tiers de cette somme dans le projet. Et que c’est lui qui recevra le prix des tickets, estimés à 110.000 x 5 € en moyenne, soit 550.000€ par an. Qui est le gagnant dans cette histoire ? Il compare souvent le téléphérique au coût d’une piscine. Mais les piscines, elles, rapportent 430.000 entrées par an et profitent à 90 % aux Namurois."

Il regrette aussi qu’à ce prix-là, Namur n’ait pas eu droit au nec plus ultra. "Le téléphérique ne sera pas débrayable. C’est-à-dire que les cabines circuleront même à vide, gâchant le paysage pour rien. Et qu’on ne pourra pas en ajouter ou en enlever selon l’affluence."

Les débats risquent d’être animés. Seront-ils longs ou permettront-ils aux participants et aux spectateurs d’être devant le match des Diables Rouges à 20 h ? C’est dans cet espoir que le conseil communal se réunit à 17 h au lieu de 18 h...