Namur En dehors des festivités et autres événements, Namur a bien du mal à sortir la tête de l’eau les dimanches et jours fériés

On ne peut pas le nier, des événements, il y en a à Namur, parfois même un peu trop pour certains. Le problème, c’est qu’en dehors d’événements ponctuels organisés durant l’année, pendant les dimanches et jours fériés qu’il reste, le calme envahit les rues de la capitale. Face à cela, un débat s’ouvre aussi sur le rôle joué par les commerces dans cette morosité dominicale.

À la question d’ouvrir les commerces le dimanche, beaucoup répondent non. Par manque de flux ce jour-là, par manque de rentabilité aussi. Payer un employé le dimanche coûte deux fois plus cher et pour les petits indépendants, difficile de l’envisager. D’autres en revanche estiment que justement, c’est une ouverture et un marché qu’il faut saisir.

"J’ai ouvert le dimanche pendant plusieurs années, mais cela fait un an que j’ai arrêté. Les autres commerçants ne suivent pas, alors à quoi bon ?", s’interroge Virginie Rosier, de la lingerie Toute une histoire. Commerçante depuis plus de 20 ans, la patronne pointe du doigt aussi un manque de motivation des jeunes.

"Je trouve cela aberrant de constater que parmi les jeunes qui s’installent, beaucoup sont rarement dans leur magasin et ouvrent quand cela leur chante. On n’est plus dans les années 1980, un commerce qui fonctionne, c’est du boulot", s’indigne-t-elle. Elle avoue néanmoins que pendant la période où elle ouvrait le dimanche, plusieurs fois, elle n’a eu aucun client, mais elle reste persuadée qu’en persévérant et à long terme cela peut fonctionner. Et ce à condition bien sûr que les autres commerces suivent.

"Si les 800 commerces du centre-ville ouvraient systématiquement, cela pourrait sans doute fonctionner. Mais si les grosses chaînes ne suivent pas, force est de constater que cela ne marche pas", explique-t-on chez l’ASBL Gau. D’autres sont quant à eux perplexes, mais pas fermés à cette idée. "C’est clair que Namur est morte le dimanche, il n’y a pas de doute là-dessus. Alors si les choses évoluaient favorablement et que l’on était certains d’avoir un flux le dimanche, pourquoi pas", précise une commerçante. Ceci dit, n’oublions pas que durant l’année, les commerces sont déjà ouverts une dizaine de dimanches par an.

L.Do.