Namur Mélanie et Maxime sont conducteurs des pousse-pousse namurois pour l’amour des langues et de la ville

Situés place d’Armes, chaque jour, les pousse-pousse attendent de prendre la route à travers la capitale wallonne.

Pour emmener les nombreux touristes intrigués par l’engin, une équipe de sept jeunes motivés, dont Mélanie (29 ans) et Maxime (21 ans). "Cela fait déjà deux ans que je travaille ponctuellement pour les pousse-pousse", explique Mélanie. "Je suis Carolo d’origine, mais c’est en faisant mes études à Namur que je suis tombée amoureuse de la ville et de son histoire", ajoute-t-elle.

De son côté, Maxime a débuté il y a quelques semaines pour l’été complet. "Étant étudiant en langues, je recherchais un petit boulot me permettant de pratiquer à la fois mon anglais, mon néerlandais et mon allemand. Et non seulement, c’est le cas ici, mais en plus cela combine aussi le côté humain et sportif que j’adore", affirme-t-il. Et sportif, il faut l’être quand même un peu pour faire ce job, car le véhicule seul pèse déjà 110 kilos. À cela, il faut ajouter le poids du conducteur et des passagers, soit deux adultes maximum et parfois un enfant.

"C’est assez sportif, mais nous sommes tout de même aidés par l’assistance électrique, sinon c’est impossible", précise Mélanie. "Ceci dit, ils sont nombreux à vouloir nous aider à pousser, à vouloir sortir du véhicule à certains endroits, mais je leur réponds que j’ai de bons mollets", s’amuse-t-elle.

La durée de parcours varie entre 30 minutes et 1 h 15 en passant tant à travers le vieux Namur que par la Plante, Wépion ou encore Jambes. Pour pouvoir être un guide de pousse-pousse, les aspirants ont suivi des séances d’écolage afin surtout d’apprendre à manipuler l’engin, découvrir les parcours et apprendre les commentaires de base. "Ceci dit, au fur et mesure, les commentaires s’enrichissent avec les anecdotes de certains. Puis chacun a sa manière d’aborder les sujets", indique Maxime.

Quant à l’état des routes , les choses ne sont pas de toujours évidentes. "Nous devons éviter au maximum les nids-de-poule et bosses, car cela est très désagréable à l’arrière. Ceci dit, dans la rue Notre-Dame, cela mène parfois à un parcours relativement slalomé. À tel point qu’une petite fille a cru que j’avais bu (rire), mais je lui ai expliqué et elle a compris", se rappelle Mélanie.

L.Do.