Namur

Les faits ne peuvent être datés ni même comptés, mais ont été portés à la connaissance de la justice en 2015 via un ancien médecin de l’hôpital. Arnaud Misson avait en effet travaillé au centre neuropsychiatrique Saint-Martin de Dave de 2011 à 2013 pour y exercer en tant que psychiatre. Après quoi, il entame une enquête interne de plusieurs mois pour récolter des témoignages de patients, mais aussi faire parler des membres du personnel. Selon lui, le constat est sans appel, et rapporte que des actes de maltraitance, de violence voire de torture à l’égard de patients particulièrement vulnérables sont portés. Il finit par porter plainte auprès de la police en 2014 et une enquête pénale ouvrira en 2015-2016 à ce sujet.

De nombreux témoins sont auditionnés. Un prêtre est aussi cité pour des faits de mœurs, mais décèdera pendant l’instruction, éteignant ainsi les poursuites à son égard.

L’hôpital est également cité dans l’enquête pour non-assistance à personnes en danger, mais le parquet estimant que « l’hôpital n’avait soit pas été mis au courant de certains faits soit n’auraient pu les empêcher », a décidé de requérir un non-lieu.

Finalement, la chambre du conseil a suivi le réquisitoire, en prononçant ce non-lieu, mais en renvoyant un infirmier. Ce dernier sera cité prochainement devant le tribunal correctionnel de Namur pour coups et blessures volontaires ainsi que pour traitements dégradants.

La date de l’audience n’est pas encore connue.