Namur Le bourgmestre Maxime Prévot a décidé de les interdire pour l’an prochain et l’échevin Bernard Guillitte enquête

Il a été question du manège à poneys de la foire de Namur ce jeudi au collège des bourgmestre et échevins. Même si le collège n’a pas pris de décision ferme pour cette année.

Alors que le ministre du Bien-être animal Carlo Di Antonio a fixé la disparition de ces attractions en Wallonie à 2022, la Ville a reçu pas mal d’interpellations de citoyens concernés. Ils s’inquiètent de la santé des poneys par de si fortes chaleurs et se demandent si leur transport dans un camion est conforme aux lois sur le bien-être animal.

"J’ai demandé à notre échevin du Bien-être animal, Bernard Guilitte, de faire procéder à l’analyse de ces conditions de transport", informe le bourgmestre Maxime Prévot en allant un pas plus loin que la Wallonie. "Par ailleurs, le collège a l’intention de ne plus autoriser pareil manège à poneys sur la foire l’an prochain."

Ceci dit, ce n’est pas parce que l’interdiction ne prendra effet que l’année prochaine que rien ne sera fait d’ici-là. "J’ai sollicité un rapport du vétérinaire conventionné avec la Ville. Il a procédé à une vérification de l’état sanitaire et des conditions d’utilisation de ces animaux. Je dois recevoir le rapport incessamment", explique l’échevin Bernard Guillitte.

Quant aux conditions de transport… "J’ai également relayé à notre vétérinaire une photo reçue ce jour d’un camion qui serait utilisé pour le transport. S’il s’avère que ce type de véhicule n’est pas adapté au transport des poneys, nous prendrons rapidement, avec le bourgmestre, les mesures nécessaires."

En clair, faire respecter les mesures préconisées par le bien-être animal sous peine de fermeture du manège à poneys. Mais on n’en est pas encore là. Pour rappel, l’an dernier, des échauffourées qui s’étaient muées en bagarre et plainte à la police avaient eu lieu alors qu’une association de protection animale avait pris le manège à poneys à partie. Espérons que les esprits ne s’échaufferont pas cette année.

Magali Veronesi