Namur

Michel Hamelrijk, un Bruxellois de 60 ans, avait assisté aux 12H de la Chinelle à Romedenne (Philippeville) en août 2012. Interpellé pour tapage nocturne après une bagarre, il a été retrouvé dans un piteux état dans sa cellule du commissariat de police le lendemain vers 10h30. Emmené à l'hôpital civil de Charleroi, il est décédé d'une hémorragie cérébrale. Trois individus sont poursuivis pour coups et blessures ayant occasionné la mort sans intention de la donner. Deux d'entre-eux étaient présents ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Dinant.

Après l'épreuve d'enduro, Michel Hamelrijk s'est rendu dans un café de la région en compagnie d'une dame de nationalité brésilienne. Selon des témoins, Michel Hamelrijk aurait eu un comportement dégradant à l'égard de cette dame. Ce qui aurait mis le feu au poudre. Il se trouvait en état d'ivresse publique. Roger, le patron de l'établissement (qui faisait défaut) et lui sont alors sortis sur le parking pour régler leurs comptes. « Ils se poussaient l'un l'autre puis Roger lui a mis un coup-de-poing au niveau de la mâchoire. Il a perdu une dent mais n'est pas tombé au sol. Je suis intervenu pour tenter de les séparer et j'ai ceinturé Michel Hamelrijk », explique Daniel le second prévenu. C'est à ce moment que Rudy, le troisième individu impliqué dans la bagarre, est intervenu pour lui aussi mettre un coup-de-poing au visage du Bruxellois. Celui-la l'a fait tomber au sol. « Mais sur ses fesses. Je ne pense pas que sa tête a heurté le sol. Il s'est relevé et est retourné vers sa voiture sur laquelle il a commencé à frapper. Mon épouse a contacté la police, qui est arrivée dans les 10-15 minutes suivantes », précise encore Daniel.

Les précisions du prévenu sont importantes vu la cause du décès de Michel Hamelrijk (hémorragie cérébrale). Dans cette affaire, les policiers de la zone Hermeuton-et-Heure ont été inquiétés. Une bavure policière n'était pas à exclure. Mais l'autopsie de la victime avait permis d'écarter cette hypothèse. “ Les causes du décès sont totalement étrangères aux conditions de détention en cellule de dégrisement. La victime avait déjà cette blessure à la tête qui a entraîné sa mort avant son arrestation », commentait le parquet de Namur à l'époque des faits. Reste à savoir qui en est l'auteur. Réquisitoire et plaidoiries sont fixés au 2 octobre prochain.