Namur Le principal suspect des incendies a été relâché

À la suite de l’enquête concernant les 4 incendies successifs dans le Domaine du Bois du roi à Neuville, une personne avait été privée de liberté mardi soir.

Pour rappel, un premier chalet avait pris feu dimanche après-midi, les trois autres vers 15h, 18h et 21h. Les dégâts matériels sont importants, et grâce à l’intervention rapide des pompiers, les foyers ne se sont jamais propagés à une parcelle voisine. La proximité des constructions laissait penser à un acte criminel. Les riverains et la police avaient remarqué le comportement étrange d’une personne résidente, mais non domiciliée, dans le domaine.

"On le voyait partout, il savait ce qui se passait partout, c’est d’ailleurs le seul qui a vu quatre jeunes s’enfuir." Cet homme a été appréhendé mardi soir vers 22h. Mercredi soir, vers 20h, il a été relaxé, faute de preuves.

Ce jeudi matin, la nouvelle faisait le tout du domaine du Bois du roi à Morville. Mais plutôt que de céder à la panique, dans le domaine, on espère que la vague d’incendies a bel et bien pris fin.

Dans une allée voisine de celle des Faisans, une habitante fait part de sa vision des choses : "Vous savez, si on l’a relâché, c’est que la police n’avait rien à lui reprocher." Et à la question de savoir comment elle se sent avec toute cette histoire, elle répond qu’on ne sait pas y faire grand-chose : "Nous étions une des premières maisons bâties dans le domaine, nos enfants ont grandi ici, il n’y a jamais eu tout ça. Et à présent, hé bien, on reste très bien entourés. Il faut dire que les passages réguliers de la police sont assez rassurants aussi."

Dans l’allée des Faisans, celle où trois chalets ont été détruits, le calme semble aussi revenu, mais on redouble toujours autant d’attention : "Si ce n’est pas lui, nous devons rester vigilants, et si c’est lui, nous devons l’être encore plus ! Mais je pense que comme maintenant tous les résidents sont prévenus et ouvrent l’œil, ça va être compliqué pour l’auteur de recommencer !" Tous aspirent à retrouver la quiétude qui était la leur avant cette affaire.

J.O.