Namur Avant le 14/10, le bourgmestre tire le bilan et dresse ses perspectives pour Namur

Ce n’est pas parce qu’il a été bourgmestre depuis 2011 et échevin depuis 2006, ce n’est pas parce qu’il a lancé de grands projets sur le point d’aboutir que Maxime Prévot en a terminé avec Namur. Au contraire, il affirme désormais de nouvelles ambitions.

"À supposer que j’ai l’honneur et le plaisir d’être encore bourgmestre de cette ville - ce que je souhaite avec passion pour les années à venir -, je souhaite contribuer à une ville de Namur audacieuse, généreuse et heureuse."

Cela passe par la propreté. "On y travaille beaucoup, mais il y a encore beaucoup de comportements inciviques à déplorer."

Un des enjeux majeurs de la prochaine législature selon lui : la sécurité. "Je n’apprécie pas de recevoir un nombre de témoignages croissants de familles qui disent ne plus se sentir à l’aise. Des jeunes filles qui n’osent plus se balader en ville le soir alors que ça n’a jamais posé problème à Namur. C’est quelque chose que j’entends, le souci de la sécurité des biens et des personnes. Je souhaite ramener la sécurité partout. Au cœur de ville, pour que les familles soient à nouveau détendues et confiantes."

Et aussi sur les routes. "Il y a trop de quartiers où l’on voit des automobilistes rouler comme des tarés, où les enfants n’osent plus partir à vélo, où les piétons se sentent en insécurité : ce n’est pas normal. On devra développer un plan de sécurité routière par village et par quartier. Ça passe par une série de mesures, des aménagements de portes et d’entrées de villages, des by-pass ou des chicanes, une politique de radars à intensifier, des voiries à ajuster, et pas uniquement aux abords des écoles."

La convivialité arrive aussi en tête de ses préoccupations pour l’avenir. "Namur doit être une ville reliante, où le lien s’intensifie entre les gens, où la cohésion sociale est importante. Par nature, il y a une concentration plus importante de précarité en ville qu’en zone plus rurale. On a le défi de réussir l’intégration de toutes les franges de la population. C’est une course de fond qu’on a démarrée il y a bien longtemps et qu’il faut poursuivre."

Magali Veronesi