Namur

Pollution, déforestation, surpopulation… L’activité humaine produit sur notre milieu des pressions menant, entre autres, à un réchauffement climatique global, à une dégradation des écosystèmes et à la sixième extinction de masse de la biodiversité.

La nouvelle spin-off de l’UNamur e-biom offrira dès 2019 son expertise et ses services afin d’œuvrer pour la conservation de la biodiversité. Spécialisée dans le suivi des espèces par des approches génétiques, cette spin-off est créée avec le soutien de la Région wallonne via le programme First Spin-Off et la subvention POC. " La préservation de la biodiversité nous concerne tous ", affirme Jonathan Marescaux, cofondateur et CEO d’e-biom. " Nous avons pour ambition d’offrir de nouveaux outils visant à décrire la biodiversité afin de mettre en place des mesures de gestion et de restauration plus efficaces. "

En combinant des outils variés, tels que la description morphologique des organismes et des analyses génétiques, e-biom est à même de proposer un conseil personnalisé à ses clients. L’innovation de la spin-off repose sur la proposition d’un nouveau service : l’utilisation de l’ADN environnemental afin de décrire les organismes vivants dans l’environnement.

Le projet Life Belgian Nature Integrated Project a pour objectif de soutenir les projets Natura 2000 par la mise en œuvre de différentes actions visant le maintien et le rétablissement des habitats et des espèces menacées. L’une des missions fixées par le projet est de définir la répartition wallonne de l’alyte accoucheur et du triton crêté. L’Université de Namur et la spin-off e-biom ont été sélectionnées afin d’utiliser l’ADN environnemental pour détecter ces deux espèces d’amphibiens dans 1 000 mares réparties en Wallonie. " La première année d’échantillonnage, réalisée en collaboration avec Natagora, vient de se terminer et les résultats sont très encourageants ", conclut Jonathan Marescaux.

JVE