Namur Les cabarets coquins seront moins prudes que l’an dernier avec du pole dance, de l’effeuillage, du burlesque et des contes coquins


L’an dernier, Namur en mai avait innové avec un cabaret coquin. "Certains échos nous ont rapporté que les spectateurs sont restés sur leur faim et ont trouvé ça gentil. Alors on a osé un peu plus coquin pour la prochaine édition qui se déroule les 11, 12 et 13 mai prochains", explique le directeur du festival Samuel Chappel.

Ce cabaret coquin, c’est un spectacle d’une heure et demie rassemblant 4 artistes "pour un voyage initiatique dans l’univers du burlesque, une expérience unique" réservée aux adultes dans le chapiteau qui retrouvera la place Maurice Servais.

The Flying Willy. Numéro d’effeuillage. Sur son accordéon, Willy joue des classiques tels que Blue Moon, La vie en rose… ainsi que des compositions originales, tout en s’effeuillant sur des patins à roulettes. De quoi se laisser porter au rythme de ses sens et de la musique.

Colette Collerette. Numéro d’effeuillage. C’est un été sans fin où Colette danse avec son ballon. Elle vous offre un moment de douceur avec des odeurs de sable chaud. Un effeuillage dans les règles de l’art.

Les acteurs de Sophie. Contes coquins. Un spectacle pour se coucher mais pas pour dormir… Complice du public, Sophie fait avouer à l’homme son côté libertin et à la femme sa fausse naïveté. À moins qu’il s’agisse du contraire… "Une conteuse qui donne chaud et qui émoustille." Pour découvrir l’art du conte autrement.

Angèle Plaut, pole dance. La pole dance, sport, art ou strip-tease ? La beauté de cette discipline réside dans les ponts qu’elle crée entre ces différents mondes, elle réconcilie à la fois la performance physique, l’émotion et la sensualité du corps, avec une véritable écriture. Aucune vulgarité, juste beaucoup de sensualité. Et l’occasion d’assister à un show rare.

Outre ces cabarets coquins proposés à 21 h chaque soir (20 h 15 le dimanche), le chapiteau oubliera les concerts cette année pour proposer des séances de Grand Cabaret - un peu comme sur le plateau de Patrick Sébastien - chaque après-midi et le Cabaret des illusions - dans le registre de la magie - les trois jours en fin de journée. "L’an dernier, les cabarets ont figuré parmi les spectacles ayant le mieux marché", se réjouit Samuel Chappel.


300.000 euros de budget annuel

Alors que les cabarets et les 4 premiers grands spectacles ont été annoncés par l’équipe de Namur en mai (réservations ouvertes à shop.namurenmai.org), l’heure est presque au bilan pour NEM qui a repris le flambeau il y a un peu plus de deux ans. "Notre convention avec la ville arrive à son terme et elle ne devrait pas attendre pour relancer un appel d’offres et notifier au prochain organisateur - NEM ou d’autres - qu’il a obtenu le marché. L’année où nous avons repris l’organisation, ça avait été très court. Idéalement, on commence à préparer la prochaine édition de Namur de mai en juillet", explique Samuel Chappel.

S’il est ravi de voir la province augmenter sa dotation à 22.500 € (avant : 15.000), l’organisateur se rend compte que l’équilibre dépend de la météo. "Le festival coûte 300.000 €, dont 100.000 € à la Ville de Namur. Le reste provient d’autres soutiens publics, partenariats privés, billetterie, recettes aux bars, concessions foodtrucks, etc. Les deux années précédentes, nous étions en léger boni grâce au soleil. Mais il suffit d’avoir de la pluie le week-end de l’Ascension pour voir les recettes diminuer. Donc, nous ne prendrons pas de risque inutile", confie celui qui attend d’avoir les subsides confirmés pour lancer une scène de concerts dans le Jardin du Mayeur.

https://www.namurenmai.org/