Namur Le beau temps va contribuer à faire vivre un excellent week-end aux festivaliers.

A Namur en mai, on peut toujours improviser. Même si les pass prior sont proposés en prévente exclusivement, on a l’habitude de se décider en dernière minute, en fonction de la météo notamment. Or, elle s’annonce jolie pour ces vendredi et samedi au moins, ce qui devrait contribuer à la réussite de l’événement.

Beaucoup d’exclusivités sont programmées, cette édition, ce qui veut dire que les habitués n’auront pas l’impression de voir toujours le même festival. Parmi ces shows inédits venant de l’étranger, nous en avons découvert 3 en avant-première.

Vox Machina, the full show, se produit en déambulation et en spectacle d’une heure et demie dans la cour des Bateliers (musée des arts décoratifs). Heidi, femme orchestre au sang chaud, et Gernard, tunéoniste monosourcil, proposent un karaoké géant au public, avec leur machine psychédélique et leurs sous-titres d’époque. Quand Piaf, Brel, Montand et les autres sont prétexte à des moments de rires et de bonne humeur, on en redemande.


Barada Street, c’est un duo sans paroles qui mêle la musique et la gymnastique dans un univers MonthyPython qui fait rire toutes les générations. Des cascades qui demandent des aptitudes de cirque réelles rendus loufoques par la distance des personnages, tantôt clownesques, tantôt poétiques. Le spectacle, fédérateur par excellence, se produit 4 fois par jour, au chapeau, sur la place d’Armes. Pas besoin de NEM pour y assister, mais une pièce ou un billet sont bienvenus puisqu’ils constituent le salaire des artistes.


Cirque et pique, c’est un numéro (entresort) de dressage de puces, mais un vrai, où l’on peut voir les bestioles sauter, pas un de ceux qui miment l’invisible ! Les puces se produisent en solo. Il y a l’érudite, qui réclame des romans pour se faire une ligne ou deux avant d’entrer en scène. Il y a la passionnée d’origami qui arrive à plier un mouchoir en papier en tournant dans une essoreuse. Et puis il y a la star, amoureuse du dresseur, qui a envie de tenter le grand saut au péril de sa vie… Dix fois par jour sous une tente entre la place Saint Aubain et l’église Saint Loup.


La rue des Carmes est une fois de plus le théâtre du off, à commencer par Manu Foutrack ce vendredi dès 17h. Son principe : non tout n’est pas rose à Namur en mai. D’ailleurs, il propose fabriquer des calendriers de 11 mois, sans le mois de mai. Et accueille le groupe Suiker Zuicker, le "moins musical de Namur en mai de tous les temps", qui revendique l’électro industrielle avec des sonorités de métal et de papier verré.


Namur en mai, ces vendredi, samedi et dimanche de 14h à minuit. Infos pratiques et programme complet: https://www.namurenmai.org/