Namur

Ils étaient près de 10.000 à manifester depuis Jambes jusque Namur.

Près de 10.000 participants selon les syndicats, et environ 6.400 selon le comptage officiel de la police de Namur, ont participé à la manifestation organisée lundi à Namur. Travailleurs et militants ont donc répondu « en masse » à l’appel de la FGTB et de la CSC pour dénoncer la réforme des Aides à la promotion de l’Emploi. Portée par le ministre wallon de l’Economie et de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet, les syndicats estiment que cette réforme a été rédigée et préparée dans « l’opacité la plus totale ».


Bien que conscients qu’une réforme soit nécessaire, ce qui inquiète les syndicats c’est l’impact de cette réforme sur l’emploi à court et à long terme.

« Nous contestons cette réforme, car nous sommes persuadés qu’il y a 5 000 emplois qui vont être perdus sur les 60.000 qui sont subsidiés par des points APE. Ce sont des emplois dans des crèches, des garderies scolaires, dans les maisons de repos et de soins et c’est une quantité de services de qualité pour les Wallons qui va diminuer en même temps que la perte des 5000 emplois », a expliqué Thierry Bodson, secrétaire général FGTB-wallonne.

Par ailleurs, les syndicats regrettent que cette réforme ait été préparée « sans concertation ».

« C’est un gouvernement qui fonctionne sur le principe du mensonge et de l’omission, qui détruit les outils de solidarités et privilégie les riches », dénonce-t-il par ailleurs.

CSC et FGTB évoquent également "un manque total de transparence notamment dans la méthode de calcul et une absence de concertation de la part du ministre".

"Par cette action, nous espérons évidemment pouvoir revenir autour de la table, mais nous cherchons surtout à obtenir des réponses à toute une série de questions", précise Marc Becker, secrétaire national CSC.

De son côté, le gouvernement wallon n'a pas attendu la manifestation pour se prononcer et a approuvé jeudi, en deuxième lecture, la réforme des APE.

« Tant que le gouvernement restera sourd à nos appels, nous poursuivrons nos actions », conclut-on à la FGTB.