Namur

La nouvelle vient de tomber à l'issue du dernier collège communal - réunion à huis clos des bourgmstre et échevins: un moratoire sur le développement commercial de la N4-chaussée de Marche est mis en place durant deux ans, soit du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018.

"Durant les deux années d’incertitude qui viennent de s’écouler en matière de développement commercial en centre-ville en raison des résultats de la consultation populaire relative à l’avenir du square Léopold et la fragilité d’Urbanove ayant débouché sur une procédure de redressement judiciaire, les promoteurs désireux d’investir dans des développements commerciaux à Namur se sont détournés du projet de centre-ville pour davantage se tourner vers la périphérie afin de concrétiser leurs projets", commence leur justification. 'Cela n’a fait qu’accroître la pression, pourtant déjà forte, sur les pénétrantes principales vers la ville et singulièrement la Chaussée de Marche, pour laquelle le Collège communal s’est doté d’outils destinés à encadrer l’éclosion de nouveaux projets."

Avec la reprise du projet namurois d’Urbanove par le groupe Besix et la fin du lien de dépendance qu’il y avait entre le projet de Namur et celui de Verviers, cette phase d’incertitude se clôture. Selon la ville, l’horizon apparait à présent nettement plus favorable pour que le projet de centre commercial namurois se concrétise.

"En cohérence avec le Schéma de structure, le Schéma d’attractivité commerciale en cours d’étude et la politique menée par le Collège visant à renforcer le commerce en centre-ville et limiter la création de pôles d’attraction commerciale préjudiciables en couronne extérieure, il apparait judicieux de suspendre temporairement tout type de développement commercial sur la N4-chaussée de Marche, et ce, afin d’éviter sur cet axe un développement que nous avons justement voulu combattre jusqu’alors."

Pour rappel, le Schéma de structure communal préconise que le développement du commerce ne soit autorisé qu’au sein du périmètre d’agglomération et des bourgades (Boninne, Malonne, Naninne, Temploux, Vedrin et Wépion), à l’exception de l’équipement de la personne, lequel n’est autorisé que dans le centre urbain (classe A+, centre-ville de Namur et de Jambes). On entend par équipement de la personne : Vêtements adultes, Confection générale, Confection homme, Confection dame, Lingerie, Costumes - Robes, Mercerie - Tissus, Seconde main, Vêtements professionnels, Chaussures adultes, Chaussures générales, Chaussures hommes, Chaussures dames, Accessoires, Maroquinerie, Bijouterie - Orfèvrerie, Bijouterie fantaisie, Opticien, Accessoires divers, Vente - Achat or, Confection enfant, Chaussure enfant, Future maman, Accessoires - Linges, Soins du corps, Parfumerie, Produits cosmétiques. Les commerces de biens non encombrants de types librairie, disquaire, fine gastronomie, épicerie, vins, téléphonie, équipements légers, etc seront également privilégiés en cœur de ville.

"Certains projets sont cependant en cours de traitement. Il y aura donc lieu de prévoir pour ces projets en nombre très limité une phase transitoire qui permettra de les finaliser afin de ne pas pénaliser de manière disproportionnée ces investisseurs avec lesquels la Ville a entretenu des contacts depuis de nombreux mois déjà en vue de leur concrétisation", tempère le communiqué. Voilà qui en rassure certains. Le développement de projets immobiliers destinés à la création de logements restera pour sa part encouragé et facilité.

M.V.