Namur

Qu'on soit à l'intérieur ou à proximité du bus, on est moins exposé à ces particules fines

Le 13 janvier 2017 étaient mis en service les premiers bus hybrides sur le réseau TEC namurois. Leur effet positif sur les particules fines vient d'être mesuré à Namur et les résultats rendus publics par le ministre wallon de l'environnement Carlo Di Antonio.

"L’Agence wallonne de l’Air et du Climat (AwAC) et l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) ont mené conjointement une étude sur les concentrations de polluants atmosphériques afin d’évaluer l’amélioration de la qualité de l’air suite à l’introduction des bus hybrides. Le polluant ciblé pour cette étude est le Black Carbon (ou Carbone suie) qui est un très bon indicateur de la pollution liée au trafic. De plus, il fait partie de la fraction la plus fine des particules et est extrêmement nocif pour la santé, notamment par sa capacité à opérer comme transporteur universel d'un large éventail de produits chimiques à toxicité variable pour le corps humain", communique le ministre.

D’un point de vue général, les particules fines sont aptes à pénétrer profondément dans le système respiratoire, les particules aux diamètres les plus faibles pouvant atteindre les alvéoles pulmonaires où le passage de substances dangereuses dans la circulation sanguine est possible. Peuvent s'ensuivre des arythmies et des insuffisances cardiaques entraînant fréquemment la mort ainsi que des maladies du système respiratoire: bronchite, toux chronique, sinusite, rhume. Sans oublier un effet cancérigène.

Des agents, munis d’analyseurs du Black Carbon (ci-après BC) ont réalisé 10 mêmes trajets en bus hybrides et en bus thermiques. Les résultats ont montré une claire différence : les concentrations mesurées dans les bus hybrides sont 2,5 fois inférieures à celles des bus thermiques.

Pour une partie de ces trajets, des mesures ont été réalisées simultanément sur le même trajet en voiture, à pied, et à vélo. L’exposition aux concentrations de Black Carbon dans les bus hybrides (1,9) reste très inférieure à celles rencontrées en bus thermique (4,5), à vélo (4,5) et en voiture (8,1). La plus forte exposition est sans surprise observée lors des trajets en voiture.

Les concentrations auxquelles est exposé un citoyen à l’arrêt de bus sont également 2,5 fois inférieures lorsqu’un bus hybride s’arrête devant lui plutôt qu’un bus thermique. L’impact du bus hybride, en mode électrique, est maintenant quasi nul par rapport aux concentrations mesurées sans bus.

Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) enregistrées à proximité du trajet des bus hybrides indiquent également une amélioration de la qualité de l’air.

Conclusion:  une diminution de la pollution de l’air sera rendue possible grâce à l’achat de 298 bus hybrides pour tout le réseau wallon entre 2017 et 2019.