Namur Répression en matière de stupéfiants et installation de caméras portent leurs fruits

Depuis plus d’un an, la zone de police traque ardemment les trafiquants de drogue. Récemment encore, plusieurs personnes ont été placées sous mandat d’arrêt pour un important trafic issu d’une filière hollandaise. Cette répression se traduit notamment dans les chiffres liés aux infractions en matière de stupéfiants, qui affichent une hausse de 18 %.

"Il faut évidemment voir cette hausse comme le fruit d’une vigilance renforcée en la matière", précise le bourgmestre.

En matière de criminalité, les chiffres sont globalement stables, mais s’expliquent notamment par une disparité entre les différents types de vols. En effet, les vols de véhicule ont augmenté de 43 %. Cela dit, sur 409 vols de véhicules, 62 % concernent des vols de vélos. Les vols liés aux personnes sont quant à eux en baisse conséquente. Ainsi les extorsions et rackets ont baissé de 62 %, les vols avec violence de 38 % et les vols à main armée, bien que stables, affichent une baisse de 2 %. "Si ce taux est assez équivalent à celui de 2016, le taux d’élucidation des vols à main armée est de plus de 90 %", se réjouit le chef de corps. "Et ces résultats sont notamment le travail des nombreuses caméras installées l’an passé à cet effet", ajoute-t-il.

En revanche, 903 cambriolages ont été recensés, soit une augmentation de 13 %, dont près d’un tiers de tentatives. "Sur ce point-là, il est assez difficile de se positionner. Les chiffres fluctuent d’une année à l’autre, d’une commune à l’autre", précise Olivier Libois.

Du côté des agressions et crimes de plus grande ampleur, les chiffres sont assez positifs. La zone enregistre 2 meurtres, 14 tentatives et 0 homicide. Une attention particulière sera néanmoins portée sur les violences intrafamiliales, qui restent nombreuses (829 cas recensés), en particulier lorsque l’on sait le mutisme qu’il existe dans ce domaine.

Enfin, du côté de la route, le nombre d’accidents est en hausse de 8 %, mais le nombre de morts sur les routes namuroises n’a pas augmenté, bien qu’il concerne davantage les usagers les plus faibles. Quant aux causes de ces accidents, l’alcool et l’âge du conducteur restent deux facteurs prédominants, puisque tant les accidents avec alcool que ceux impliquant de jeunes conducteurs sont en hausse.

L.Do.