Namur La jeune femme de 29 ans (5e PS), porte son héritage avec fierté

La candidate d’ouverture de la liste PS à Namur, c’est Marine Chenoy en 5e position. Même si elle a décidé seule de se présenter, à 29 ans, elle arbore avec fierté ses ascendants bien connus sur le territoire.

"Mon grand-père était un grand syndicaliste, ancien secrétaire régional de la FGTB Namur-Luxembourg. Mon père a été longtemps directeur de la Maison de la laïcité", précise celle qui est allée demander à la figure emblématique du PS namurois (que certains surnommaient la belle-mère) d’adouber sa candidature. "C’était son nom en politique donc je lui ai demandé l’autorisation et il m’a dit de foncer. On en discute parfois ensemble et il me donne des conseils stratégiques", avoue Marine qui ne refuse aucune expertise, mais n’a rien d’une marionnette. Dans la famille, on peut encore citer Valérie Déom, sa cousine aujourd’hui retirée de la politique.

Des parcours qu’elle regarde avec fierté. "Jacquie a été élu pendant 36 ans à la Ville. Il a beaucoup fait pour le développement des centres sportifs. Au fédéral, Valérie Deom a été très active en regard des lois sur l’égalité des chances".

À 29 ans, Marine aime que ça bouge. Elle n’a jamais été tentée d’aller vivre à Bruxelles ou à Liège, mais trouve dommage que Namur n’offre pas davantage de chances de faire la fête aux jeunes. "Un de mes chevaux de bataille, ce sera de lancer Namur by night, en accord avec les habitants du centre-ville. Une fois par mois, les cafés pourraient ouvrir jusqu’à 3 ou 4 h du matin au lieu de 2 h. Ce serait un bon compromis."

Si les circuits courts l’intéressent au plus haut point, elle se rend compte que l’urgence est dans l’offre de transports en commun ("même si c’est régional et que ça va devenir privé, il faut vraiment faire quelque chose") et le commerce en liaison directe avec la mobilité : "la situation est catastrophique. Quand on lance des travaux, il faut davantage écouter les commerçants. S’ils s’y opposent, c’est souvent pour de bonnes raisons."