Namur Les pharmaciens namurois craignent l’arrivée imminente du hard discounter de la parapharmacie face à la gare

Cela fait des mois qu’on parle de l’arrivée de Medi-Market à Namur. Depuis plusieurs semaines, le local laissé vide par Pomelo en face de la gare, est en travaux. Ceux-ci seront terminés dans quelques jours. Et les Namurois découvriront un commerce d’un nouveau type dans leur ville : un hard discounter de la parapharmacie qui propose des soins pour bébés, des produits de beauté, des articles de bandagisterie, de les médecines naturelles et de la nutrition et diététique, en moyenne 25 à 30 % moins cher qu’ailleurs sur le marché belge.

"Lorsqu’on compare avec les pays voisins, les produits sont vendus en Belgique 25 à 30 % plus cher, l’idée était de proposer une alternative aux clients avec une moyenne de 1.000 références disponibles en magasin", rappelle Constantin Liardet, responsable du marketing.

Outre la volonté d’offrir le plus large choix du marché et le prix le moins cher, Medi-Market refuse d’être attaqué sur la qualité du conseil. "Nous avons embauché du personnel compétent : des assistants en pharmacie, des esthéticiennes, des personnes formées en aromathérapie…"

Puisque le groupe Medicare-Market (qui comprend d’autres enseignes) est belge, une attention est apportée aux marques belges comme Herbalgem, Bee Nature, JYB, Rain Pharma, Thala, Seconde Nature…

Le magasin de Namur centre sera le 20e sous l’enseigne Medi-Market en Belgique/Luxembourg et le 9e en Wallonie. Il ouvrira ses portes d’ici une semaine, dès que les derniers travaux d’aménagement seront terminés.

"Un autre point de vente ouvrira ses portes une semaine plus tard à Erpent", annonce le responsable du marketing qui a déjà lancé un toutes-boîtes dans le Namurois. Ce Medi-Market en périphérie avec parking plus aisé que dans le centre-ville sera installé sur la chaussée de Marche, pas loin de Biocap.

Même si les pharmaciens protestent contre cette concurrence qu’ils jugent déloyale, le géant de la parapharmacie se défend de signer l’arrêt de mort des indépendants du secteur. "Nous ne vendons pas de médicaments donc le rôle du pharmacien reste intact. Et nous relançons une saine concurrence qui ne peut qu’être profitable aux consommateurs", estime Constantin Liardet.

Magali Veronesi