Namur Même s’il reste des endroits à problèmes, le nombre de déchets sauvages et salissures n’a pas augmenté en 10 ans

L’une des priorités quotidiennes des Namurois, avec la mobilité, est la propreté, ou plutôt la saleté dans les rues. Les interventions, photos à l’appui, ne cessent d’affluer, que ce soit sur Facebook, sur le numéro vert du service propreté (0800/99.899) ou directement sur la boîte mail de l’échevin Bernard Guillitte.

"Il est vrai que les citoyens se plaignent beaucoup, mais cela ne nous dérange pas. Ces alertes permettent à nos agents, qui sont dans les rues et non sur les réseaux sociaux, de mieux réagir via notre intermédiaire", assure celui qui prend beaucoup de temps pour répondre aux interpellations des internautes.

Il tempère cependant l’impression de saleté ressentie par les Namurois. "Souvent, ils associent le cadre de vie - bancs vandalisés, éclairage défaillant, trottoirs abîmés - aux poubelles qui peuvent déborder à certaines heures. Je comprends leur sentiment, mais cela dépend d’autres équipes et d’autres échevinats que la Propreté", tient-il à préciser.

Ensuite, si l’on parle de dépôts d’immondices aux bulles à verre, de sacs gris déposés n’importe où, de cannettes ou cornets de pâtes qui jonchent le trottoir sous les bornes de propreté, les chiffres contredisent cette impression, dit-il.

"Si on analyse les dépôts sauvages d’encombrants, nos services ont dû en enlever 449 tonnes en 2007 pour 60 tonnes en 2017. C’est la preuve que l’option gratuite proposée aux Namurois via la Ressourcerie fonctionne", observe-t-il. "En ce qui concerne les petits sacs de courses remplis de détritus abandonnés aux abords des poubelles publiques, et autres plus petits déchets de ce style, le ramassage est stable : on oscille depuis 10 ans entre 1.700 et 2.000 tonnes chaque année."

Cela reste trop évidemment. Raison pour laquelle l’échevinat investit dans des campagnes de sensibilisation auprès des étudiants koteurs, sur le marché hebdomadaire, dans les écoles primaires, sur les chantiers…

"Des actions sont menées par nos agents sanctionnateurs. Ça passe par la sanction administrative communale : ils trient les poubelles à la recherche de courriers, tickets de caisse, dessins d’enfants, pour remonter jusqu’à sanctionner l’auteur des incivilités qui peuvent excéder tout un quartier. Ça passe aussi par la médiation : ils parlent aux habitants. On avait un problème en passe d’être résolu rue du Beffroi. Les commerçants ont notamment accepté de poser leurs poubelles du côté de la rue Cuvelier pour moins attirer de saletés tout autour. Leur rôle doit être renforcé et leur nombre augmenté. C’est notamment ce que je préconise pour la prochaine législature."

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