Namur Les faits sont qualifiés d’ignobles et détestables par le parquet

Au lendemain du réveillon du Nouvel An, en manque d’héroïne et sans ressource, Johan, 26 ans, n’a rien trouvé de mieux que de faire ce qui est visiblement très prisé par les consommateurs de stupéfiants, braquer un night shop. Ainsi, vers 22 h 30, il s’introduit dans l’un d’eux, situé rue de Bruxelles à Namur, en exhibant une arme pour se faire remettre le contenu de la caisse.

Derrière le comptoir, un homme, sa femme et leur bébé âgé de 7 mois. Voyant que le caissier ne s’exécute pas, Johan braque alors son arme sur la tempe du nourrisson. Le père lui remet alors les quelque 300 euros de sa caisse, et le braqueur prend la fuite. Les faits sont qualifiés d’ignobles et de détestables par le parquet. Pire, la justification est " aberrante ", comme si le manque pouvait tout excuser. "Ce n’est pas mon comportement habituel", s’exclame le prévenu devant le tribunal. " Il n’empêche que vous avez réitéré l’opération trois jours plus tard", lui répond la présidente.

En effet, le 4 janvier, toujours dans un état de manque, Johan s’introduit dans la friterie de la même rue, Chez Isa. À l’aide de son arme en plastique, il menace l’employée, la bouscule et s’empare du butin. Condamné en décembre 2017 à 18 mois de prison pour incendie volontaire, Johan risque, là, pas moins de 7 ans. Jugement, le 13 septembre.