Namur Le centre commercial doit proposer de grandes surfaces de 400 m2 et le piétonnier se consacrer au haut de gamme

La deuxième partie de l’étude du Segefa, le service d’études de l’université de Liège spécialisé en la matière, est l’occasion de dresser des perspectives pour le commerce au cœur de ville et sur tout le territoire namurois.

"Namur a souffert, on le voit à l’augmentation des cellules commerciales vides, mais pas autant que d’autres villes wallonnes", analyse Guénaël Devillet, directeur du Segefa dont le constat n’est pas alarmant même si les commerçants sont inquiets.

"Le centre-ville est presque un centre commercial à lui tout seul. Mais il lui faut des outils pour doper son attractivité. Le centre commercial que nous estimons à 18.000 m2 doit proposer des grandes surfaces et principalement de l’équipement de la personne (vêtements, chaussures, bijoux, maroquinerie…) ainsi que de la petite décoration."

"C’est pour cela que la Ville exige que le futur centre commercial, qui sera constitué d’une cinquantaine de cellules, en propose la moitié de 400 m 2 ", insiste l’échevin du Commerce Luc Gennart.

Le futur centre commercial attirera naturellement des enseignes moyen de gamme.

Tandis que le piétonnier , son charme et ses petites surfaces s’adresseront davantage aux boutiques haut de gamme, de manière à compléter l’offre. "Il s’agit de faire de Namur une destination de shopping et de faire revenir sa clientèle ou de la faire venir plus souvent", poursuit l’expert en commerce wallon qui étudie, dans la 3e phase à venir de l’étude, le cheminement des chalands. "Il faut renforcer l’axe nord-sud, de la gare à la place d’Armes, c’est la raison d’être du centre commercial. Idéalement, il faudrait même accroître de 1.000 m2 la surface commerciale au sud, créer un étage supplémentaire à l’Inno, par exemple, mais ce n’est pas possible." On peut également envisager une circulation en 8 avec la rue Emile Cuvelier et la rue des Carmes. Cette étude conforte le collège dans ses choix (moratoire) et lui donne un cadre légal pour réguler le commerce. "Ce schéma d’attractivité commerciale permettra de limiter la concurrence en périphérie, soit en excluant certains types de nouveaux commerces comme à Erpent qui ne pourra voir s’installer de magasins de vêtements par exemple. Ou en limitant l’ouverture de nouvelles surfaces commerciales aux seules enseignes d’électroménager, de bricolage et de voitures comme à Jambes côté Prince de Liège", dit en substance l’échevin du Commerce Luc Gennart.Cette étude conforte le collège dans ses choix (moratoire) et lui donne un cadre légal pour réguler le commerce. "Ce schéma d’attractivité commerciale permettra de limiter la concurrence en périphérie, soit en excluant certains types de nouveaux commerces comme à Erpent qui ne pourra voir s’installer de magasins de vêtements par exemple. Ou en limitant l’ouverture de nouvelles surfaces commerciales aux seules enseignes d’électroménager, de bricolage et de voitures comme à Jambes côté Prince de Liège", dit en substance l’échevin du commerce Luc Gennart.

Magali Veronesi