Namur

Il ne présentera sans doute pas une liste complète à Namur, mais vise 3 sièges minimum


Le parti d’extrême gauche a présenté les résultats de son enquête auprès de plus de mille Namurois, point de départ à l’élaboration de son programme pour les communales du 14 octobre. Même si celui-ci doit encore être approfondi "parce que nous ne voulons pas rester dans le vague et planchons sur le budget de la Ville à Namur comme dans tous les districts de la Province ".

Selon les priorités émises par les personnes interrogées, le PTB fera du logement une de ses priorités au même titre que la lutte contre la pauvreté, à la fois pendant la campagne et la législature. "Il faut travailler sur les logements laissés à l’abandon : dresser un inventaire, augmenter la taxe à l’inoccupation et, si la situation n’a pas évolué après trois ans de démarches auprès des propriétaires, les réquisitionner selon la loi Onkelinx ", affirme Thierry Warmoes, tête de liste à Namur. "Nous étudions le modèle de Vienne qui arrive à 65 % de logement public et 35 % de logement social de qualité avec des balcons ou des jardinets. Il faut absolument étendre le parc de logement public et social à Namur ", précise Jean-François Lenoir, qui sera aussi candidat. "Pour arriver rapidement au seuil des 10 % de logement social - car Namur est en-dessous de la norme wallonne et perd 300.000 euros par an en pénalités -, on peut envisager des modèles de logements petits dont les coûts ne sont pas énormes et créer une coopérative communale qui s’occuperait non seulement des AIS, des sociétés de logement social, des logements en construction, des rénovations, tant pour le public que les privés… "

En matière de précarité, le PTB veut adapter les taxes aux revenus du ménage. "La taxe sur les égouts et la propreté publique, environ 150 euros par ménage, que les Namurois reçoivent actuellement, ne pèse pas de la même manière sur les ménages à un seul revenu ou à deux revenus bas que pour Maxime Prévot ou pour le vicomte de Spoelberc à Flawinne, actionnaire d’AB Inbev ", souligne Véronique Léonard, militante qui planche sur le programme. Le PTB vise minimum trois sièges et ne se refuse pas la possibilité d’entrer dans une coalition mais plante déjà le décor : non au MR et au CDH, ou au PS, non à Ecolo à qui il reproche de mener une politique de droite. Il se tâte en ce qui concerne Défi.