Namur C’est ce dont Namur a besoin, selon la fameuse étude du Segefa à 50.000 €

Jeudi, une séance extraordinaire du conseil communal a eu lieu autour d’enjeux importants.

Le téléphérique dont le contenu a été dévoilé aux Namurois et largement commenté depuis.

Et le commerce à Namur, avec la présentation du schéma d’attractivité commerciale du Segefa, service de recherche de l’université de Liège. Cette fameuse étude, qui aura coûté 50.000 € à la Ville, est attendue depuis bien longtemps. On en parlait déjà en 2015 au moment de la consultation populaire sur le square Léopold. Elle avait été commandée par le promoteur Urbanove et la Ville de Namur. Fin mars 2017, des résultats partiels avaient été présentés aux commerçants namurois en colère.

Du côté de la Ville , on attendait les résultats définitifs pour définir une stratégie en matière de commerce. Nous avons pu nous procurer l’étude avant qu’elle soit abordée au conseil communal du 28 juin prochain.

Elle conclut notamment à la nécessité pour Namur de renforcer son offre commerciale de 27.500 m2 pour 2025. D’abord à travers un centre commercial au cœur de ville de 18.000 m2.

La nouvelle est loin d’être une surprise : Guenaël Devillet, le directeur du Segefa, affirmait déjà en 2015 : "Il est intéressant de renforcer le centre de Namur. Autant profiter d’un investissement privé et le placer là où il y a un intérêt pour la collectivité plutôt que de le laisser se développer en périphérie où il n’apporte rien à la ville en général. Donc, 20.000 m², pourquoi pas, mais attention à ce que l’on va y mettre à l’intérieur."

La nouveauté , c’est la conclusion que Namur a besoin de deux centres commerciaux supplémentaires. À Belgrade, précisément sur le lieu de l’ancienne DIV, Segefa prescrit 5.000 m2 de commerces. Ça tombe plutôt bien puisque cela fait partie des projets adoubés par la ville.

L’autre centre commercial recommandé par l’étude est fixé à 4.500 m2 à Suarlée.

Mais Belgrade comme Suarlée ne devront pas concurrencer celui du centre-ville (équipement de la personne haut de gamme). Ils seront limités à de l’alimentaire et du semi-courant lourd, à savoir de l’équipement de sport, équipement motorisé, articles pour animaux, équipement de la maison lourd, meubles, matériels de bricolage, électroménager…

Magali Veronesi