Namur À Saint-Servais, il faut injecter 675.000 € pour l’étanchéité, 68.000 € pour les dégâts des infiltrations et 125.000 € pour l’anti-noyade

Ce jeudi soir, le conseil communal de Namur se penche sur la saga de la piscine de Saint-Servais au point 72 intitulé "étanchéisation de la cuve des deux bassins - projet : approbation du cahier - est. 801.554,89 € TVAC (21 %) - procédure négociée directe avec publication préalable".

"Cette fois, c’est l’Inasep qui a rédigé le cahier des charges", explique l’échevin des Bâtiments publics, Tanguy Auspert. "68.000 € sont nécessaires pour réparer les dégâts des infiltrations (peinture, plafonnage, etc.), 675.000 euros pour le remplacement de toutes les glissières ainsi que la pose d’un nouveau revêtement sur l’ancien pour garantir qu’aucune infiltration n’ait plus lieu et nous avons une option pour un système anti noyade à 125.000 €, mais nous n’avons pas encore décidé si nous allons le mettre en place."

Des sommes qui ne seront probablement pas entièrement à charge de la Ville. "Comme pour les autres travaux de rénovation, nous demandons un budget à la Région wallonne", précise l’échevin. Ces réparations devraient démarrer fin août et durer 4 mois, ce qui veut dire que la piscine de Saint-Servais, complètement opérationnelle, ne rouvrira pas avant janvier 2019. Du coup, la rénovation complète de la piscine de Salzinnes et celle, partielle, de la piscine de Jambes, attendront.

"On ne sait pas ce qui devrait se faire en premier, mais au final, chacune des piscines aura eu une réparation complète - environ 4 millions d’euros chacune, dont une partie subsidiée - qui devrait les faire durer une quinzaine d’années", espère Tanguy Auspert.

Outre ce point, les piscines feront l’objet d’un point complémentaire par le conseiller socialiste Marc Deheneffe, lequel s’inquiète notamment de l’accessibilité des bassins de natation au public. Les horaires n’ont en effet pas été élargis alors que deux piscines sur 3 sont en fonction seulement. La conseillère Ecolo, Anne Hubinon, avait posé la même question en début d’année, mais elle avait laissé de marbre l’échevin des Sports et du Personnel, Baudouin Sohier. On verra s’il apporte la même réponse à cette nouvelle interpellation ou s’il reste inflexible.

Magali Veronesi