Namur

Dominique Bazelaire déménagera rue Saintraint en octobre

NAMUR Le magasin d'art de la table Bazelaire est une vraie institution dans le tissu commerçant namurois, une vraie caverne d'Ali baba en articles ménagers et petit mobilier. Et cela fait 35 ans que cela dure, au 44 de la rue de la Croix...

Aujourd'hui Dominique et Brigitte Bazelaire annoncent leur déménagement à la rue Saintraint, dès le mois d'octobre. Un déménagement un peu forcé : "Nous tenons à dénoncer la pression immobilière, obligeant certains commerçants à devoir changer d'adresse. Nous avons appris que l'immeuble que nous louons était à vendre, à notre insu. Un jour, une dame de l'immobilière a surgi dans notre magasin pour prendre des photos ! Nous avions aucun droit de préemption. Il y avait déjà un préaccord avec une société immobilière hollandaise, qui a revendu l'immeuble à une immobilière bruxelloise..."

Mais pour le duo de commerçants, la note est salée. Le loyer qui était de 4.000 euros est passé à 9.000 euros, ce qui est intolérable pour un commerçant indépendant ! "On a fait une proposition à 6.500 euros, mais elle nous a été refusée. Notre loyer court d'ailleurs jusqu'à novembre 2010, bien que nous partions en octobre 2009. Après plus d'un an de réflexion, nous avons décidé d'acheter un immeuble", expliquent les commerçants.

"Un challenge qui n'a été possible que parce que cet immeuble a été acheté en commun avec nos garçons (et leur société de communication Dogstudio)."

Rue Saintraint, le magasin namurois projette de développer les démonstrations et cours de cuisine. Aux côtés de ses parents, Charlotte Bazelaire donne, aujourd'hui, un nouveau dynamisme à l'enseigne.

Cela dit, Dominique et Brigitte Bazelaire tirent la sonnette d'alarme : "Les loyers sont affolants. Aucune loi n'interdit de ne pas dépasser un tel montant. Comment garantir le droit de travailler aux commerçants indépendants, 60 % du tissu commercial namurois actuel, mais présents davantage dans les petites rues adjacentes à l'axe Fer-l'Ange ?" ,explique le duo de commerçants. "Nous ne sommes pas les seuls victimes."

M. et Mme Bazelaire redoutent par ailleurs la tendance à exclure la voiture du centre-ville par de zones 30/zones 20, des piétonniers.



© La Dernière Heure 2009