Namur Ces majorités absolues vont-elles perdurer après le scrutin ?

Les élections se tiendront le 14 octobre, dans moins de quatre mois. Dans de nombreuses communes, l’avenir est incertain et rien n’est joué. Dans quelques autres, rares, les jeux semblent déjà faits. Certes, dans l’absolu, nul ne peut prédire le résultat qui sortira des urnes. Mais dans cette poignée de fiefs où règnent des majorités absolues, souvent de longue date (parfois depuis la fusion des communes), déboulonner le parti en place - quel qu’il soit - apparaît comme une mission impossible.

La PS compte maintenir sa position prédominante

En province de Namur, on peut citer au rang des villes moyennes Andenne, Sambreville et dans une moindre mesure Dinant et Ciney. Dans les petites communes rurales, on trouve aussi des cas d’hégémonie qui balaye tout sur son passage (Somme-Leuze, Bièvre), voire de liste unique à problème comme à Vresse-sur-Semois.

Ces majorités absolues vont-elles perdurer après le scrutin ? La réponse mérite d’être nuancée, au cas par cas. Mais le plus souvent, on ne voit pas trop quel tremblement de terre pourrait les ébranler. Depuis la fusion des communes dans les années 1970, les Andennais n’ont connu qu’un seul bourgmestre, Claude Eerdekens. Certes, le PS depuis six ans gère la commune avec le MR. Mais, numériquement, il pourrait s’en passer. Et compte bien maintenir cette position prédominante.

A Sambreville également, le PS qui est omnipotent, dispose d’une majorité de sièges au conseil communal. Cela semble une constante : quelle que soit la couleur politique du bourgmestre, si les électeurs ont la perception d’une commune bien gérée et qui se développe dans un sens recueillant l’assentiment du plus grand nombre, ils se montrent prêts à renouveler leur confiance. Claude Eerdekens a beau avoir fêté ses 70 ans le 13 mai dernier, Jean-Charles Luperto a beau être renvoyé devant le tribunal correctionnel, il n’est pas certain que cela suffise à les faire vaciller. D’ailleurs, à Dinant, malgré un procès long de 13 ans pour l’attribution de la concession du casino, Richard Fournaux (MR) n’a jamais été boudé par les électeurs, en maintenant une popularité que beaucoup d’élus envient.