Namur Les deux vols qui ont eu lieu dimanche à quelques heures d’intervalle ont été opérés par la même bande

Dimanche dernier, le Proxy Delhaize d’Anseremme a été la cible de deux cambriolages dans la même journée. Le premier sur le coup de 15 h, le second peu avant minuit. Une vitre a été brisée pour faciliter l’accès au commerce.

"Le Proxy Delhaize est relié à une firme de surveillance. J’ai été prévenu mais j’ai été bloqué à Anseremme où la kermesse avait lieu, à cause de la circulation. Les policiers sont arrivés aussi trop tard. Ils ont emporté de l’alcool, des cigarettes et des jeux de loterie. Vers 23 h 50, alors que j’étais dans mon lit, l’alarme s’est à nouveau déclenchée. J’ai filé sur place et j’ai bloqué l’endroit par lequel ils sont passés avec ma voiture. Les quatre policiers, intervenus avec rapidité, sont entrés armes à la main. Ils les ont retrouvés dans les frigos. Ils avaient déjà rempli huit sacs d’alcool et de nourriture", commente le gérant Patrick Despeghel.

L’heure est aujourd’hui aux constatations. "Les pertes sont importantes. En marchandises, on est à 35.000 €. Pour les réparations, on est pour l’instant à 15.000 €. Ils ont par ailleurs déconnecté une chambre froide. La marchandise qui s’y trouvait ne peut plus être vendue en raison des normes Afsca en vigueur."

Une note qui est logiquement loin de l’enchanter et qui lui vaut le soutien du grand patron de Delhaize, Xavier Piesvaux. "J’ai déjà connu des vols à l’étalage. Ça, c’est assez fréquent. Mais c’est la première fois que mon commerce se fait cambrioler. Je vais, suite à cela, recevoir la visite de Monsieur sécurité afin de recevoir quelques conseils et voir s’il faut installer d’autres dispositifs de sécurité", poursuit Patrick Despeghel.

Les auteurs des faits ont quant à eux été interpellés. Il s’agit d’un garçon de 18 ans et d’une fille de 17 ans originaires de Bruges. "Ce ne sont pas les mêmes que ceux qui ont commis le vol de l’après-midi mais ils font partie de la même bande. On m’a dit que c’était une bande organisée et que c’était un beau coup de filet", conclut Patrick Despeghel.