Namur Selon le président du comité de quartier de Bomel, le processus de co-construction ne doit pas être saboté

Lorsqu’il a appris que certains avaient exprimé leurs doutes sur la transparence et la composition du panel des ateliers urbains, qui se réunissent pour la deuxième fois ce mercredi, Pierre de Saint Georges a vu rouge.

Le président du comité de quartier de Bomel estime qu’il ne faut pas saboter le processus de co-construction de l’intérieur. "On ne peut pas avoir à la fois un pied dedans et deux pieds dehors. Pour arriver à un résultat, il faut que les participants respectent les règles du jeu, que les politiques oublient leur agenda, même s’ils ont intérêt à ce que l’abcès reste en place, que les activistes qui revendiquent la participation participent réellement ", plaide celui à qui il tient à coeur que la coconstruction aboutisse à un résultat concret.

"Cela fait bien des années que ce square Léopold ne ressemble plus à un parc. La gare des bus n’a jamais été engageante, les commerces ont fermé les uns après les autres, les fréquentations du parc évoluent dans le mauvais sens…", regrette celui qui tient à ce que le quartier ne reste plus des années en l’état.

Pour lui, il faut faire confiance en la méthodologie et en l’expérience de Trame, l’ASBL à qui la Ville a confié le processus. "Les règles ont été exposées à tous avant d’y participer, alors ne pas respecter la confidentialité des débats et dévoiler ce qu’il se passe, c’est de la manipulation. C’est faire courir à tous un gros risque et c’est prendre en otage un quartier dont les habitants, les usagers et les commerçants tiennent à ce qu’il évolue vers quelque chose de mieux", estime Pierre de Saint Georges.

En tant que président du comité de quartier de Bomel, il voit d’un très bon oeil le projet des Casernes et a hâte que le quartier Léopold renaisse. C’est stratégique pour Bomel car il s’agit d’un lien avec le centre-ville.

Ce plaidoyer, il le lance sans angélisme. "Certes, le calendrier, juste avant les élections, n’est pas idéal. Le nombre de séances me semble peu élevé. Mais on doit donner toutes les chances à ce processus d’aboutir en sortant d’un jeu qui polarise."

M.V.