Namur

Tant le PS que le Forum citoyen et le Collectif de sauvegarde du parc Léopold l'avaient pourtant demandé


Après le collectif de sauvegarde du parc Léopold et le PS, voici que le Forum citoyen émet ses réserves sur les règles fixées par le processus de coconstruction du futur quartier Léopold (appelé atelier urbain). Voici la réponse de l'asbl Trame qui l'orgaise. Elle n'en démord pas: rien ne filtrera avant les élections. Ce qui risque de susciter un bloquage, la pertinence d'un centre commercial à cet endroit étant l'un des enjeux phares des élections du 14 octobre. Voici la réponse de l'asbl.


"La méthodologie de l’atelier urbain propose aux participants de co-construire un projet ou un schéma d’aménagement.

Les participants à ces ateliers passent par diverses phases d’apprentissage : apprendre à se connaître, réaliser un diagnostic collectif, apprendre à travailler ensemble et à co-construire, se nourrir de l’avis des experts, ...

L’obligation de présence (hors cas d’extrême urgence bien sûr) se justifie par la nécessité pour le groupe de progresser ensemble et au même rythme. Toute absence casse le rythme et met l’absent en situation plus difficile.

La planification proposée est le résultat de plusieurs contraintes:

Le jour de l’atelier urbain doit être identique à chaque étape, de façon à éviter aux participants une gestion d’agenda difficile en regard de leurs engagements respectifs.

Les vacances scolaires ne sont pas propices aux réunions de travail car les disponibilités des participants sont aléatoires.

Les débats en atelier doivent pouvoir se poursuivre sereinement sans être pollués, voire instrumentalisés par le débat politique.

Le produit des ateliers (des scénarios d’aménagement) sera ensuite soumis (après le 12 septembre) à l’expertise de différents experts et personnes-ressources. Les avis éventuellement contradictoires de ces experts seront livrés aux participants lors d’une réunion de restitution. Le timing entre le 12 septembre et la date des élections ne permet pas de réaliser cette restitution de façon rapprochée, c’est pourquoi il est préférable de la réaliser à la suite de la mise en place de la nouvelle majorité.

L’atelier urbain n’a pas pour objet de nourrir le débat public ou le débat électoral.

L’atelier urbain s’appuie sur les atouts de l’intelligence collective, au sein d’un collectif aux points de vue multiples et variés, pour développer et co-construire des propositions plus innovantes, plus intelligentes. Il se fonde sur l’expérience et la connaissance que développent les participants du territoire.

Tout comme l’absence d’un participant constitue une difficulté pour la progression du groupe, le débat public sur des éléments non compris et non débattus avec le public en constitue une autre.

Il est donc préférable de laisser le collectif travailler sereinement jusqu’à l’élaboration du produit final.

Il n’y aura pas a priori de projet retenu à ce stade. Mais bien un ensemble de propositions de scénarios d’aménagement que des experts devront s’approprier et évaluer. Une tâche qu’ils ne pourront entamer qu’après réception du rapport et des scénarios fournis par l’animateur (Tr@me SCRL). En tout état de cause, le délai avant les élections est donc bien trop court.

Divulguer ces scénarios, avant les élections, est donc prématuré.

Par ailleurs, en ce qui concerne la discussion politique, elle se fera de toute façon. La démarche de l’atelier urbain se fait en parallèle et elle ne confisque pas le débat démocratique.

Enfin, à la suite des élections, chacun (citoyen, usagers, partis politiques et autres parties prenantes) pourra prendre connaissance des propositions de l’atelier ainsi que de l’avis des experts, et en débattre lors d’une séance de restitution publique des travaux du collectif.

La sélection vise à réunir un large panel de point de vue, capable d’apporter des contributions pour l’ensemble des enjeux qui concernent le quartier.

Il est possible que des réunions complémentaires (voire des sous-groupes de travail) soient nécessaires en fonction de la progression du groupe.

Ce besoin sera analysé avec les participants au dispositif de l’atelier et les modalités subséquentes définies collégialement.

Néanmoins comme dit précédemment, les dates des vacances scolaires sont généralement peu propices à des réunions qui tenteraient de réunir l’ensemble des participants."