Namur Ovni dans le paysage politique namurois, Raymond Dulieu propose un modèle de gouvernance simple, sain et de bon sens

Raymond Dulieu vient d’arriver sur la scène politique namuroise. Cet entrepreneur de 52 ans figure en 3 e place de la liste Ecolo à la ville de Namur. Mais la politique ne lui était pas étrangère pour autant. "Je suis le fils de Pierre Dulieu, professeur d’économie à l’université de Namur, fondateur de la revue Confluent , conseiller communal, chef de cabinet… À la maison, maman s’intéressait pas mal à la politique, aussi : son père avait été maire de la ville de Siegen (100.000 habitants) en Allemagne."

Sur des dossiers délicats, son regard est rafraîchissant et empreint de bon sens. Et bouscule un peu la majorité à laquelle son parti est associée…

Le centre commercial. "Il ne s’agit pas de la sauvegarde de quelques arbres au square Léopold, fussent-ils remarquables, mais de démocratie. Quand on organise une consultation populaire, on ne peut pas dire ensuite que ses résultats ne valent rien. Les Namurois sont demandeurs pour participer. Le processus de coconstruction est une bonne chose. Mais n’est-il pas trop tard avec les engagements de la ville envers le promoteur ?"

Le téléphérique. "Peut-être que cela ne fait pas partie des priorités des citoyens, même si le retour d’un téléphérique est séduisant. Pourquoi ne gère-t-on pas une ville comme si c’était son entreprise ? Quand on est patron et que l’on doit prendre une grosse décision, on engage ses propres deniers. On s’entoure de toutes les garanties de réussite, on examine les options à 360 degrés avant de prendre une décision. Et on se base sur l’avis de son équipe pour les tournants importants. Il faut aller tous dans le même sens, que tout le monde soit convaincu pour que ça marche. Ce devrait être pareil à la Ville pour les gros dossiers : se baser sur l’intelligence collective pour avancer."

La gouvernance. Pour lui, Namur aurait bien besoin d’un peu de bon sens. "On doit gouverner avec humilité, en ne perdant pas de vue que l’on est au service des Namurois et en communiquant avec eux. Les échevinats ne doivent pas s’attribuer en fonction des prérogatives des partis, mais de l’intérêt des Namurois. Il n’est pas logique que, comme c’est le cas actuellement, la mobilité soit dissociée des voiries, que la Citadelle n’aille pas de pair avec le tourisme. Comment voulez-vous être efficace dans ces conditions ?"