Namur

Le bourgmestre rassure après une réunion avec la Croix-Rouge, le BEP, le collectif et le ministre Di Antonio

Devant les remous provoqués au centre pour réfugiés de Belgrade et la manifestation prévue ce mercredi soir place d'Armes, Maxime Prévot a pris l’initiative de réunir ce mercredi les différentes parties prenantes: des représentants du Collectif citoyens solidaires, du commandant militaire de la province, de la Croix-Rouge (structure nationale et direction du centre de Belgrade), du bureau économique de la province (nouveau propriétaire des lieux), du ministre wallon en charge des zonings Carlo Di Antonio et des membres du collège communal.

"Il ressort de cette réunion éminemment constructive qu’aucune consigne d’un quelconque départ précipité pour le premier avril n’a été donné ni par Fedasil, ni par la Défense. Les craintes d’une fermeture du centre à brève échéance sont donc totalement infondées", communique le bourgmestre. "Au contraire, l’activité du centre pourra se poursuivre dans les mêmes conditions et la même configuration qu’actuellement au minimum durant une année encore, période qui sera nécessaire pour finaliser les procédures administratives d’acquisition des terrains par le BEP (pour rappel le BEP ne prévoit pas d’acquérir toute la zone militaire mais une partie seulement de la caserne, avec l’aide de subsides régionaux)".

Une fois ces terrains acquis, les bâtiments destinés à la logistique du centre et au catering pourront subsister sur les terrains du BEP sans problème, le représentant du ministre ayant confirmé la compatibilité de ces activités avec le décret zonings puisqu’il s’agit de services auxiliaires à l’activité économique et susceptibles de bénéficier (singulièrement le restaurant collectif) aux autres usagers du parc d’activité économique.

"Il conviendra par contre à ce moment de déménager les bâtiments hébergeant les personnes juste à côté, à quelques dizaines de mètres, au sein des deux bâtiments qui ne font pas l’objet de la procédure d’achat par le BEP (et donc du bénéfice du financement régional) mais qui seront également mis en vente par la Défense courant 2019", précise le bourgmestre. "Ces deux bâtiments (l’un est déjà occupé par la Croix-Rouge, l’autre l’est toujours par l’armée) seront en effet mis en vente courant 2019 une fois que la Défense aura quitté les lieux pour relocaliser sa septantaine de travailleurs à la caserne d’Amay. Il conviendra alors que Fedasil , structure fédérale, se porte acquéreur auprès de la Défense de ces bâtiments pour y reloger les réfugiés et permettre la poursuite des activités du centre à Belgrade".

Ces nouvelles positives semblent avoir apaisé le Collectif citoyens solidaires, fort légitimement inquiet et ému.

"En conclusion, il n’y a plus aucune crainte immédiate à avoir quant au fonctionnement du centre qui pourra continuer ses activités dans une configuration inchangée jusqu’en 2019. Ensuite, si le gouvernement fédéral et Fedasil le décident, au départ définitif de l’armée, le centre pourra se redéployer sur place par un changement de bâtiment, dès lors que Fedasil se porterait acquéreur desdits bâtiments de la Défense", conclut Maxime Prévot, visiblement soulagé lui aussi: devant ces réassurances, aucun incident ne devrait survenir place d'Armes ce mercredi soir...