Namur Selon la FGTB, les travailleurs concernés n’auraient pas droit au chômage pour raisons économiques

BASTOGNE L’inquiétude était vive au sein de l’entreprise Veviba de Bastogne au lendemain du retrait des agréments des ateliers de découpe et d’étiquetage par l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (Afsca) et le ministre fédéral de l’agriculture Denis Ducarme.

"Le personnel est anéanti", nous a confié un délégué syndical CSC. "Les sanctions prises sont exagérées par rapport aux faits reprochés."

Une partie du personnel a été conviée à une réunion d’information, jeudi matin. "Cette annonce a fait l’effet d’une bombe", souligne Bernard Van Wynsberghe, permanent alimentation et services à la CSC. "La direction a contacté les travailleurs concernés mercredi soir pour leur demander d’être présents sur le site à 8 heures. Ensuite, ils sont rentrés chez eux."

Selon Giovanna Laruccia, secrétaire FGTB Horval Namur-Luxembourg, les travailleurs ont été surpris d’apprendre que les agréments avaient été retirés. "La communication passe mal au sein de cette entreprise", souligne-t-elle. "Il n’y a pas de transparence. Nous éprouvons des difficultés à travailler avec la direction. Lorsque nous posons des questions, nous n’obtenons que des réponses partielles."

En termes d’emploi, la FGTB affirme que si l’entreprise procure du travail à environ 300 personnes, une centaine d’entre elles seulement sont effectivement salariées chez Veviba. Les autres, originaires des pays de l’Est, comme la Pologne, la Bulgarie ou la Roumanie, sont des sous-traitants. "Les travailleurs n’ont pas droit au chômage économique, car selon l’ONEM, la fermeture n’est pas un cas de force majeure", précise Giovanna Laruccia. "Le directeur des ressources humaines m’a assuré que les salaires seraient maintenus." L’agrément de l’abattoir n’a pas été retiré. L’abattage peut dès lors se poursuivre, mais la découpe doit être effectuée sur un autre site du groupe.