Namur La société Viabuild voulait implanter un centre de recyclage et une centrale à béton dans le quartier.

Début août dernier, grosse surprise pour les habitants du quartier de la Larronnerie à Auvelais. Coincé entre la Sambre et la Nationale 90, ce site a malgré tout vu se développer de nombreuses jolies habitations au fil des dernières années. Mais la société Viabuild, active dans le secteur de la construction et du recyclage, y est propriétaire d’un terrain de près de deux hectares et souhaite valoriser ses déchets sur celui-ci afin de fabriquer du sable et du béton pour ses travaux.

En bref, le permis demandé par Viabuild prévoit des zones de stockage de déchets inertes et l’installation d’une unité de concassage, de bureaux, de conteneurs ainsi que d’une unité de production de béton ouverte 5 jours par semaine de 5 h 30 à 17 h.

Directement, les habitants du quartier se sont mobilisés. Pour eux, de nombreux problèmes sont à craindre comme, par exemple, la diffusion des poussières, un charroi de 75 camions par jour, une nuisance sonore importante ainsi qu’une dévalorisation immobilière des biens proches situés en zone résidentielle.

Des arguments entendus par le collège communal de Sambreville qui, à l’issue de l’enquête publique officielle, a émis un avis défavorable sur la demande de permis unique introduite par la société Viabuild. Légalement consultés, les divers services techniques de Wallonie ont par contre émis un avis favorable sous conditions au projet, à l’exception de la cellule bruit qui l’a refusé. Le fonctionnaire délégué et le fonctionnaire technique de la région wallonne viennent de rendre leur décision.

La demande de permis unique est refusée. Notamment parce que les études acoustiques ne sont pas assez documentées et qu’on ne renseigne pas si l’effet réfléchissant du bruit sur les eaux de la Sambre a été pris en compte. Selon eux, on ne peut donc mesurer exactement l’impact sonore de l’établissement dans son environnement alors que le bruit constitue l’une des principales nuisances pouvant impacter les riverains. Un recours peut encore être introduit auprès du ministre de l’Environnement Carlo Di Antonio.

LEF