Namur Bernard G. est poursuivi pour viol, attentats à la pudeur et mœurs, et aurait agi pendant deux ans

L’histoire fait froid dans le dos, tant elle est dégoûtante. Pendant environ deux ans, Bernard G., aujourd’hui âgé de 61 ans, a abusé et violé de jeunes garçons ayant alors à peine 14 ans. L’homme était apparemment souvent installé à proximité d’une pépinière située à côté d’une cité d’Auvelais, où il résidait. Petit à petit, il côtoie des jeunes garçons et les invite même à aller chez lui.

Pendant deux ans, il a notamment violé un jeune de moins de 14 ans avec double pénétration anale, mais a aussi contraint - à l’aide de violence ou de menace - des préadolescents à effectuer des actes sexuels. Ainsi, le prévenu pratiquait des fellations et des pénétrations anales sur les jeunes garçons, pendant que lui usait de sextoys pour son propre plaisir.

En aveux, il reconnaît également avoir forcé ses victimes à visionner des vidéos pornographiques ou à tout le moins à assister aux diverses scènes d’abus.

Placé sous mandat d’arrêt en novembre 2017, le prévenu est dénoncé par l’une des victimes. Celle-ci a raconté à sa mère ce qui se passait, indiquant par ailleurs que tout avait démarré d’un pari avec l’un de ses amis, sans savoir où cela allait les mener. Au total, six jeunes garçons sont victimes, mais certains sont encore en phase de déni face à la situation. L’un d’entre eux ayant par exemple contesté les aveux spontanés du prévenu qui, dès le début de l’affaire, a reconnu ses actes, allant jusqu’à en dire davantage.

Souffrant depuis plus de 20 ans d’un état de psychose chronique de type schizophrénique, Bernard est suivi psychiatriquement depuis tout ce temps. Ceci dit, les analyses menées par les experts psychiatriques n’ont pas permis de démontrer que les faits de mœurs pratiqués sur les jeunes ados étaient réalisés sous l’effet de la maladie. Ces conclusions le rendent ainsi responsable de ses actes.

Le parquet s’est farouchement opposé à toute mesure de sursis probatoire estimant que seule une peine de privation de liberté était de nature à empêcher le prévenu de récidiver. Une peine de prison a ainsi été requise. La défense a quant à elle plaidé pour un sursis probatoire avec suivi en centre adapté. Le jugement est attendu le 13 septembre.

L.Do.