Namur Selon le PS, la majorité n’a pas tenu les engagements pris en début de législature

L’exercice est attendu. Dernier conseil conjoint Ville/CPAS, à 5 mois des élections. L’occasion pour l’opposition socialiste, qui place le social dans ses gènes, de dresser un bilan peu indulgent devant l’action sociale de la majorité CDH/MR/Ecolo depuis 2012. Le PS dresse la liste des promesses non tenues.

Maintenir et attirer la population sur notre territoire : faux. Namur est l’une des rares communes qui perd des habitants alors que les communes voisinens en gagnent, observe le PS.

Augmenter les logements publics et maintenir les 10 % : faux. "Depuis 2014, Namur est tombée sous les 10 % de logements sociaux imposés par la région wallonne. Alors qu’elle pourrait faire des efforts en imposant des charges d’urbanisme aux promoteurs. Oui, ils peuvent gagner de l’argent, mais à condition de contribuer", constate Fabian Martin.

La prise en compte des personnes handicapées. Même si des efforts ont été faits à la Maison des citoyens pour accueillir des personnes en situation de handicap, "le CPAS est un mauvais exemple et ne respecte pas la règle wallonne sur le quota d’emploi pour les personnes handicapées", souligne Malika Ben Brahim.

Mise en place d’une structure à bas seuil : faux. "Tous les ingrédients sont là pour la création d’un accueil de jour, avec toutes les garanties du donateur, l’expertise du relais social urbain namurois, la demande des acteurs de terrain, la concertation entre les ASBL, des engagements pour le respect du quartier, mais la Ville refuse sa mise en place", dénonce Eliane Tillieux.

Assurer la continuité de la politique sociale : faux. "On constate dans les prévisions budgétaires une diminution de la dotation de plus de 10 millions d’euros entre 2014 et 2020. Or, les besoins grandissent et les moyens diminuent", assure Eliane Tillieux. Autre exemple : elle donne les chiffres du CPAS. "La dotation s’élevait à 9,878 millions en 2002 contre 9,773 millions en 2016. À Namur, le montant de l’intervention annuelle par habitant était inférieure à la moyenne des autres grandes villes (142,52 euros contre 149,30 euros) jusqu’à 2016. En 2017, on atteint tout juste 150,90 euros, ce qui reste insuffisant", épingle la chef de groupe socialiste.

Des chiffres que réfute Maxime Prévot. "En 2013, la dotation s’élevait à 15.605.154 € et elle se chiffre aujourd’hui à 16.670.806 €, soit 1.065.652 € de plus. Si on peut éventuellement considérer que la Ville aurait pu davantage encore majorer sa dotation entre 2013 et 2018 (+6,8%) et que ce ne fut pas nécessaire, c’est, rappelons-le, dans le cadre d’une gestion conjointe et parce que le CPAS disposait de marges budgétaires appréciables (constats des comptes 2013 à 2015) et a pu dès lors constituer des réserves (2013 à 2015) à utiliser plus tard. La Ville a par contre et en surplus constitué sur cette même période des provisions spécifiquement dédicacées au CPAS pour plus de 5 millions. Et enfin, pour le futur, la Ville a prévu dans sa projection et son plan de gestion des augmentations significatives sur la période 2019-2023 (+ 13%) sur base des projections du CPAS.

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