Namur Un étudiant a exceptionnelle-ment été engagé cet été au parc animalier

Chaque année, le Domaine des grottes de Han engage des étudiants pour s’occuper des missions d’entretien du parc animalier. Pour des raisons de sécurité, aucun étudiant n’exerce la fonction de soigneur, normalement réservée aux stagiaires ou personnes sous contrat.

L’été 2018 fait exception à la règle. Adrien Monnoyer, 22 ans, a été engagé pour un mois et demi. Il vient de terminer ses études de soigneur animalier - assistant vétérinaire et parfait sa formation au sein de l’équipe de soigneurs du parc animalier rochefortois.

"Je suis passionné par la faune et la flore depuis tout petit. J’ai entamé un bachelier en bioingénieur à Gembloux qui s’est soldé par un échec. C’est un peu par hasard que je me suis retrouvé à Fleurus dans la section soigneur animalier. Et c’est en deuxième année, lors d’un stage de trois jours effectué à Han, que je me suis dit que c’est ici que je voulais venir travailler plus tard", commente Adrien Monnoyer. Un stage durant lequel son attitude a fait la différence. "Il n’avait pas les mêmes compétences qu’un soigneur d’ici mais de par sa motivation, il fallait lui laisser une chance de montrer ce qu’il valait", explique le responsable adjoint du parc, Anthony Kohler.

Après avoir effectué un stage de quatre mois dans un parc animalier en Suède similaire à celui de Han, Adrien Monnoyer a donc été rappelé pour s’occuper des animaux du Domaine cet été. "Le matin, il y a la tournée de nourrissage pour les herbivores. Pour les carnivores, on les attire avec de la nourriture pour les compter et voir si tout va bien. Le matin, c’est plus un check-in complet. L’après-midi, il y a le nourrissage d’autres espèces, comme le lynx qui est principalement actif la nuit. Chaque animal a son écologie et c’est important d’avoir en tête ces notions."

Ça, c’est pour la journée type théorique. Loin de la réalité. "Il y a les imprévus comme attraper des animaux pour les vacciner, soigner ceux qui boitent, récolter des défécations fraîches pour la réalisation d’analyses, rentrer certaines espèces d’animaux comme les cigognes et les ours, etc."

Un métier loin d’être monotone et qui permet d’en apprendre chaque jour davantage sur le comportement animalier.

S.M