Namur L’an prochain l’Agora des Solidarités voudrait se greffer directement dans le festival

L’Agora des Solidarités, c’était une grande première de cette année. À l’initiative des associations partenaires, une première journée gratuite et abordant divers enjeux de société était organisée vendredi, soit à la veille du festival.

Le début d’après-midi a notamment été l’occasion d’aborder la thématique de la justice migratoire, grand thème de cette sixième édition des Solidarités. Avec une salle quasiment remplie, le chercheur et enseignant universitaire François Gemenne a convaincu le public que l’ouverture des frontières est la chose la plus judicieuse à faire. Et ce, tant pour des raisons humanitaires, économiques, voire tout simplement logiques.

"Pour moi, c’était une intervention parfaite, car il ouvrait beaucoup de perspectives. On ne rentrait pas dans un débat très technique comme cela pourrait l’être sur des questions de migration, mais on abordait surtout les perspectives intellectuelles", explique un Jean, membre d’une association partenaire. "Le débat était très intéressant avec plein de données que je connaissais pas. Qui plus est, des données vulgarisées et concrètes", commente Louise, jeune spectatrice de 20 ans.

Bien que l’Agora ait réuni plusieurs centaines de personnes, en dehors du personnel de Solidaris et des associations, peu de personnes se sont déplacées uniquement par curiosité. "En réalité, pour une première, nous n’avons pas pu faire un plan de communication très développé. L’an prochain ce sera différent", explique Fanny Dubois, coordinatrice des débats.

À l’avenir, la volonté est d’intégrer la journée au festival, mais surtout les messages portés par les associations. "On espère qu’il y aura des échos de ces messages et que l’an prochain ce sera carrément l’ensemble de l’organisation du festival qui partira sur des choix plus éthiques que ça soit en matière de programmation, de nourriture ou autres", précise Fanny.

Si dès samedi, l’ambiance sera à la fête, cette Agora a en partie répondu aux attentes des associations. "Cela peut être traité de manière différente pour être au cœur du festival et non en périphérie, mais nul doute que c’est à refaire et à approfondir", conclut Jean.

L.Do.