Namur Squat, nuisances, incivilités. L’opposition réclame une intervention

Ce n’est pas la première fois que les autorités communales dinantaises sont interpellées concernant une occupation dérangeante du Square Lion, en plein centre de Dinant. Ce fut déjà le cas en mars 2017.

Le conseiller de l’opposition Laurent Belot relayait à l’époque les mécontentements de riverains importunés par le bruit provoqué par des personnes ivres, par des aboiements de chiens ou encore le jet de déchets.

Rebelotte cet été. "Chaque année, c’est pareil. Il y a un réel souci pour les riverains qui retrouvent des canettes chez eux ou qui font parfois face à des gens agressifs. C’est surtout le soir que cela se passe. Récemment, il y avait une tente avec des sacs de couchage. Vraisemblablement, il s’agissait de gens en guindaille et non de SDF. Le soir, plus personne n’ose y aller. Il faudrait une intervention policière de nuit et non de jour lorsqu’il n’y a pas de souci car les gens sont à bout. Et si dans le cas contraire il devait s’agir de sans domicile fixe, alors il y aurait une vraie action sociale à mener là-bas", explique Laurent Belot.

Au-delà des nuisances, ce dernier regrette que cet endroit soit "complètement négligé." "Le Square Lion sans doute le plus bel espace vert du centre-ville de Dinant avec vue sur les rochers de Mont-Fat. C’est un site qui mérite selon moi un investissement conséquent et s’il n’y a pas la possibilité de le réaliser maintenant, il faut pouvoir accorder des investissements rapides à moindre coût."

Et de citer plusieurs exemples. "Il y a moyen de réempierrer les allées, d’y ajouter l’une ou l’autre poubelle, de resemer un peu de gazon, de remettre des bancs car ceux qui s’y trouvent sont pourris ou encore de refaire l’éclairage public puisque celui-ci est à moitié cassé."

Le bourgmestre de Dinant Richard Fournaux, qui semble exaspéré par le sujet, précise néanmoins que des interventions policières ont lieu. Les canettes sont vidées et des amendes sont infligées. Mais jamais payées. Sans plus de commentaire.

S.M.