Namur Mardi vers 17h, un violent incendie était signalé au 112. 

Immédiatement, les pompiers de plusieurs casernes se sont mis en route pour gagner le centre de Villers-le-Gambon. La ferme de Hugues Delobbe était en feu. Deux enfants ont avoué avoir joué avec un briquet dans les ballots. Pour certains riverains, le temps entre l'appel et l'arrivée des pompiers leur a semblé long, bien trop long. A se sujet, le porte-parole de la zone Dinaphi, Gilles Boonen apporte quelques éclaircissements : " il faut savoir que suite à l'appel au 112, il faut compter quelques minutes pour transférer l'info aux pompiers de la caserne la plus proche, mais que les pompiers sont aussi des volontaires, donc qui font autre chose. Il leur faut gagner la caserne et ensuite seulement le lieux d'intervention" . A ces délais, s'ajoutent les nombreuses interventions déjà en cours " ces dernières semaines, les pompiers étaient partout à la fois ". En effet, au moment de l'incendie, ils étaient en intervention suite à un accident de la route, à quelques kilomètres de l'incendie. Il ajoute aussi qu'en période de vacances, il y a généralement moins de monde dans les casernes, les pompiers étant aussi en vacances " mais j'étais étonné de voir le nombre important de volontaires qui se sont rendus disponibles durant ces vacances ". 
 
Sur place, à Villers-le-Gambon, comme Elea Sauvenière, voisine de l'incendie, ils étaient plusieurs à apporter leur soutien aux pompiers qui sont restés présents toute la nuit sur les lieux. " Je vais les voir à peu près toutes les deux heures, et je leur tire mon chapeau car aucun de tire la tête malgré les heures prestées. Toujours le mot pour rire, et un mot de soutien pour Hugues...Je leur ai même porté une tasse de café ce matin, tout comme d'autres voisins ! ". Hugues aussi a laissé sa porte ouverte tard le soir et très tôt le matin pour répondre à d'éventuelles demandes des pompiers. Sur les réseaux sociaux aussi, les pompiers sont soutenus : " Depuis 3 semaines, il sont épuisés tant les incendies et accidents sont nombreux... Bref, saloperie de politique (ndlr : sans doute en référence au manque d'hommes et au changement de règle qui interdit à une équipe de quitter l'arsenal s'il s'ont moins de 6 six) et courage à nos pompiers et autres services d'urgence "