Namur

Il reste des places pour les dernières dates des Misérables à la Citadelle.

Le spectacle d’été en plein air de la citadelle de Namur marche très bien. Les premières dates étaient sold out, voire overbookées, mais il reste des places du mercredi 15 au dimanche 19/8. Les Misérables y sont résumés en trois petites heures, entracte compris, dans une mise en scène inspirée signée Jacques Neefs et une scénographie inventive de Patrick de Longrée. Avec des Jean Valjean et Javert très crédibles. Infos et réservations : 081 24 73 70 ou https ://citadelle.namur.be/agenda/les-miserables.

L’occasion de revenir sur le passage éclair de Victor Hugo, auteur des Misérables, à Namur. Voici ce qu’il écrivait en 1838, alors que la ville était une bourgade engoncée dans ses remparts, sobre et militaire. "L’heure après j’étais à Namur. Les deux vallées de la Sambre et de la Meuse se rencontrent et se confondent à Namur, qui est assise sur le confluent de deux rivières. Les femmes de Namur m’ont paru jolies et avenantes; les hommes ont une bonne, grave et hospitalière physionomie."

La suite n’est pas tendre. "Quant à la ville en elle-même excepté les deux échappées de vue du pont de Meuse et du pont de Sambre, elle n’a rien de remarquable. C’est une cité qui n’a déjà plus son passé écrit dans sa configuration. Sans architecture, sans monument, sans édifice, sans vieille maison, meublée de 4 ou 5 méchantes églises rococo et de quelques fontaines Louis XV, d’un mauvais goût plat et triste, Namur n’a jamais inspiré que deux poèmes (…), Namur ne mérite pas d’autre poésie. La citadelle couronne froidement et tristement la ville."

Il n’a pas tort , selon l’échevin de la Citadelle Arnaud Gavroy, historien de formation. "Son jugement peut paraître sévère, mais la ville est en mauvais état. Elle n’a pas été très bien gérée depuis la fin de l’époque napoléonienne. On sortait de 15 ans de régime hollandais. Ce n’était pas une période très dynamique. Tout l’effort s’est concentré sur la reconstruction de la citadelle et pas dans l’embellissement de la ville. C’est dans la seconde moitié du XIXe siècle qu’on commence à faire de grandes opérations urbanistiques pour agrandir les rues et les boulevards. Il revient en exil en 1851, à Bruxelles, mais pas à Namur. Victor Hugo aurait certainement tenu un autre discours s’il était venu à Namur en 1871", e stime Arnaud Gavroy.