Namur

Le lotissement de Tienne Hubaille, voilà déjà près de 15 ans qu’on en parle à Dinant. Après une dizaine d’années d’attente, les premières habitations vont enfin voir le jour.

Cette surface, située au charreau de Dréhance, a été acquise par la Ville au début des années 2000. Il s’agissait d’une zone d’extension d’habitat. L’objectif était d’y construire des dizaines d’habitations. Depuis, divers travaux ont été effectués. "Ceux de l’eau, de l’électricité, de l’égouttage, etc.", précise le bourgmestre de Dinant Richard Fournaux. Mais encore aucune habitation n’a été érigée. Pour lotir, la Ville devait disposer d’un plan communal d’aménagement, approuvé par la Région wallonne. Puis, il a fallu le plan de lotissement d’un investisseur, Matexi en l’occurrence. Les travaux de construction de voiries et d’installation des impétrants ont alors pu débuter. Tout fonctionne. Comme les éclairages publics, le soir. Mais aucune habitation à l’horizon. "Pour l’éclairage, il y a un tout nouveau cimetière à proximité du Tienne Hubaille", justifie Richard Fournaux.

En 2014, les premières demandes de permis de bâtir ont été introduites par le lotisseur. Depuis, plus rien. "De notre côté, le job a été fait. On ne sait pour quelle raison, Matexi n’a rien fait. Ils n’ont pas l’air pressé", commente l’échevin de l’Urbanisme Christophe Tumerelle.

Après une dizaine d’années d’attente, cela va enfin bouger. Les deux premiers permis d’urbanisme ont été délivrés. Et cinq autres font l’objet d’une procédure. Il ne pourrait cependant pas y en avoir plus car seulement sept terrains ont, à ce stade, été vendus. "Je suis passé récemment et les chaises de construction ont été placées. Cela va bouger. Il s’agissait d’un terrain vague. Ce n’est jamais évident de vendre les premières parcelles mais maintenant que le ton est donné, cela sera plus facile", se réjouit Christophe Tumerelle. À terme, le quartier pourra accueillir 90 habitations.

S.M