Namur Le Dr Ziad El Husseini, mandataire de l’opposition, rejoint l’équipe de Benoît Lutgen

Les grandes manœuvres ont débuté, à Bastogne, dans la perspective des élections communales. Le Dr Ziad El Husseini, cardiologue à l’hôpital de Bastogne, mandataire dans l’opposition, a annoncé, vendredi, qu’il rejoignait l’équipe de Benoît Lutgen, pour " travailler ensemble dans l’intérêt de Bastogne ".

En 2012, le médecin libéral s’était présenté pour la première fois au scrutin communal. Il avait fait le sixième score de la liste @venir qui ne comptait, à l’époque, aucun candidat socialiste, le PS ayant décidé de ne pas renouveler le cartel de 2006 avec le MR. Le médecin voit d’un mauvais œil le retour de ce cartel.

"Au printemps 2017, certains au MR, sans concertation, ni vote, ont décidé de faire une alliance avec le parti socialiste, déplore-t-il. Je regrette cette alliance contre-nature, davantage animée par la polémique que par des projets positifs pour Bastogne. Les citoyens de Bastogne méritent mieux. "

Le cardiologue estime qu’il a, comme d’autres, été mis devant le fait accompli et renonce, dès lors, à se présenter sous cette bannière. Il se tourne vers la liste de la majorité actuelle, motivé par le travail réalisé. " Il y a, à présent, une vraie dynamique : la ville et les villages se développent, affirme-t-il. J’ai souvent été mal à l’aise avec une opposition systématique alors que les projets méritent d’être soutenus. La majorité fait un travail formidable et les polémiques stériles ne servent pas les Bastognards. J’espère que d’autres MR, déçus par cette alliance, m’emboîteront le pas. "

Pour Benoît Lutgen, l’expérience et l’enthousiasme du cardiologue seront précieux pour Bastogne et ses villages. Il se réjouit qu’il rejoigne " un projet constructif pour soutenir l’intérêt général".

En ce qui concerne la constitution de sa liste, le bourgmestre a précisé que des équilibres doivent être respectés, des choix opérés, et que tout cela prend du temps. La date de présentation des candidats n’a pas encore été fixée.

Nadia Lallemant