Namur La Ville laisse de jolies réserves et provisions à la majorité suivante

Les comptes 2017 et la première modification budgétaire 2018, c’est l’occasion de pousser un cocorico. Les finances ont été assainies, se réjouit le bourgmestre Maxime Prévot qui, conseillé par le département de la gestion financière, a joué sur trois facteurs.

Les frais de personnel d’abord. "On n’a pas opéré de licenciements, mais on a joué sur la masse salariale en ne remplaçant pas tous les départs à la pension ou alors par des jeunes moins chers", explique Maxime Prévot.

Namur a diminué l’enveloppe destinée aux subventions et a augmenté sa fiscalité aussi. Toutes deux ont suscité des crissements de dents, mais la Ville est ainsi sortie du rouge.

"2017 est en boni - et affiche des réserves de plus de 18,5 millions - grâce à une gestion volontariste et à la pérennisation d’aides régionales, désormais structurelles, comme la réforme du fonds des communes", analyse le bourgmestre.

Et ce malgré le tax shift qui a privé Namur de 1,2 million € de recettes. Mais ce bon résultat n’est pas étranger à la recette du fonds Namur Capital, majoré de 2 millions €, qui n’est que justice pour tous les fonds octroyés à Liège et Charleroi, une espèce de gratification de la région en vue des investissements opérés par la capitale de la Wallonie.

Ce qui fait donc un bas de laine cumulé, au 31/12/2017, de plus de 17 millions d’euros. Il est réel et déjà constitué. Fin 2018, on devrait même dépasser les 20 millions d’euros. "Ce qui veut dire que le futur est préservé", se réjouit Maxime Prévot.

La majorité a ainsi constitué des fonds de réserve divers ainsi que des provisions dont une de plus de 4 millions pour le CPAS. "Puisque la population faisant appel à ses services croît sans cesse, il arrivera un moment où ses réserves ne seront plus suffisantes, donc on a mis de côté afin que le CPAS n’ait pas à choisir et renoncer à certaines de ses missions", précise le bourgmestre.

Côté emprunts, il reste une petite marge de 1,3 million si la Ville venait à en avoir besoin pour des petits investissements d’ici à la fin de l’année. Côté majorité, le sourire est de mise.

Magali Veronesi